Burkina : La correspondante du journal français “Libération” expulsée 

Burkina : La correspondante du journal français “Libération” expulsée 

Afrique Société

La Correspondante du journal français « Libération » Agnes Faivre est expulsée du Burkina Faso. La journaliste doit quitter le pays le samedi 1er avril.

Son expulsion, selon Radio Omega, est en rapport avec la dernière enquête de « Libé » sur une « (…) vidéo d’enfants exécutés tournée dans un camp militaire » bien que l’article ne porte pas le nom de Agnes Faivre.

Lundi, le gouvernement a dénoncé cet article du journal français qui porte, selon lui, des « accusations extrêmement graves » contre les forces de défense et sécurité sécurité Burkinabè.

« Sur la base d’interprétations orientées, de raisonnements approximatifs et de simulations douteuses, des journalistes de ce média accusent des militaires Burkinabè de s’en être pris à des enfants dans une caserne militaire », pouvait-on lire dans le communiqué.

Le gouvernement estime que l’article  contient les preuves du manque de professionnalisme de ces journalistes qui semblent n’avoir aucune connaissance de la réalité du terrain et de l’environnement dans lequel se mène la lutte contre le terrorisme au Burkina Faso et dans la bande sahélo-saharienne.

Le gouvernement disait ainsi « condamner fermement ces manipulations déguisées en journalisme pour ternir l’image du pays des hommes intègres » et regrettant du même coup, qu’un média d’une telle renommée puisse ainsi se laisser manipuler à des fins politiques et géopolitiques au détriment des principes élémentaires du noble métier de journaliste.

Plus tôt lundi, le gouvernement a décidé de suspendre « sine die » la chaîne France 24 pour avoir donné la parole au chef d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), Abou Obeida Youssef al-Annabi.

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