Le panel stratégique prévu dans le cadre de la 4ᵉ édition du Sahel Business Awards au Togo (SABAT) sur le thème « Jeunesse et entrepreneuriat » s’est tenu ce samedi 31 octobre autour d’un échange d’expériences entre entrepreneurs et jeunes étudiants de l’ESIG Global Success.
La rencontre a réuni des étudiants, des participants et des lauréats du SABAT, avec la contribution de trois panélistes : Messan Dahoui, PDG du Cabinet African Dream, Salfo Soré, dit Jah Press, PDG de Biz’Art Productions, et Deme Youssouf, commissaire général des SABAT.

Des parcours inspirants au service de la jeunesse
À travers leurs différents parcours, les intervenants ont mis en lumière les réalités de l’entrepreneuriat, notamment les difficultés des débuts, la gestion financière, la crédibilité, la persévérance et l’importance de l’environnement professionnel.

Les expériences partagées ont notamment illustré la diversité des chemins qui conduisent à la réussite. De la collecte et du lavage de vêtements à la vente de motos à crédit, en passant par la promotion culturelle et l’organisation de grands événements, les témoignages ont rappelé qu’une entreprise peut se construire à partir d’initiatives modestes, à condition de s’appuyer sur une vision claire et une gestion rigoureuse.
Crédibilité, épargne et gestion : les fondamentaux de l’entrepreneuriat
Plusieurs enseignements majeurs se sont dégagés des échanges. Il s’agit notamment de commencer avec les moyens disponibles, d’éviter le recours prématuré au crédit, de maîtriser ses engagements financiers et de développer une véritable culture de l’épargne.

La fiabilité, l’honnêteté et la crédibilité apparaissent également comme des ressources essentielles pour bâtir des relations durables et accéder à de nouvelles opportunités. La crédibilité peut parfois ouvrir des portes que l’argent seul ne saurait ouvrir.
La nécessité de s’entourer de compétences, de se donner les moyens de ses ambitions et de faire preuve d’abnégation a également été soulignée. Dans cette dynamique, les difficultés rencontrées au début d’une activité ne doivent pas être perçues comme des obstacles insurmontables, mais comme des expériences formatrices.

Études et entrepreneuriat : de la nécessité d’une conciliation
Les échanges ont également mis en évidence l’importance de poursuivre ses études tout en développant progressivement ses initiatives entrepreneuriales. La formation académique et l’expérience du terrain ne sont pas incompatibles ; elles peuvent au contraire se compléter pour favoriser une meilleure préparation au monde professionnel.

Au terme de ce panel, une conviction commune se dégage : entreprendre ne consiste pas simplement à avoir une idée ou des ressources financières, mais à savoir commencer, apprendre, gérer, s’entourer et persévérer. Les grandes réussites prennent souvent racine dans de petits commencements.

En un mot , cette rencontre du SABAT 2026 aura ainsi permis de rapprocher les réalités du monde entrepreneurial des aspirations de la jeunesse estudiantine, tout en mettant en lumière les valeurs indispensables à la construction d’entreprises durables.
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