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RDC : L’opposition monte au créneau et réclame un dialogue inclusif face à Tshisekedi

La patience de l’opposition congolaise touche à sa fin. Elle accuse le président Félix Tshisekedi de traîner les pieds sur un dialogue national pourtant promis depuis un mois.

Tout part d’une annonce faite le 17 juillet 2026. Ce jour-là, à Kinshasa, le chef de l’État reçoit les représentants des principales confessions religieuses du pays. À l’issue de cette rencontre, le cardinal Fridolin Ambongo, archevêque de Kinshasa, annonce au nom de la délégation la tenue prochaine d’un dialogue national qualifié d’inclusif, apaisé et républicain.

Un ultimatum lancé par l’opposition

Un mois plus tard, aucune ordonnance présidentielle n’a encore officialisé ce dialogue. La principale coalition d’opposition, appelée C64, décide alors de hausser le ton. Elle fixe un ultimatum au 15 août 2026 pour que le processus soit officiellement convoqué.

Dieudonné Bolengetenge, secrétaire général du parti Ensemble pour la République de Moïse Katumbi, prend la parole devant la presse à Kinshasa. Il prévient que si rien ne bouge d’ici cette date, la coalition tirera toutes les conséquences politiques de la situation. Elle menace notamment de relancer ses manifestations citoyennes, un temps suspendues à la demande des confessions religieuses.

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Tshisekedi promet un processus différent

L’échéance du 15 août passe sans annonce officielle. Le lendemain, depuis Libreville, au Gabon, Félix Tshisekedi réagit enfin publiquement. Devant des membres de la diaspora congolaise, il annonce qu’il s’adressera prochainement à la Nation pour présenter les contours de ce dialogue.

Le président assure que ce processus sera différent de tous les dialogues qu’a connus le pays par le passé. Il ne donne toutefois aucune précision sur son calendrier, son format ou la liste des participants qui y seront conviés. Cette annonce reste jugée insuffisante par une opposition qui réclame des actes concrets plutôt que de nouvelles promesses.

Un climat de méfiance persistant

Ce bras de fer révèle une méfiance profonde entre le pouvoir et l’opposition congolaise. La C64 conçoit ce dialogue comme un cadre pour s’opposer à un éventuel projet de révision constitutionnelle, une question particulièrement sensible dans le pays. De son côté, le pouvoir présente ce dialogue avant tout comme un outil de cohésion nationale, face à la crise sécuritaire dans l’est du pays.

Entre les deux camps, les confessions religieuses continuent de jouer un rôle de médiation essentiel, en l’absence d’institutions de recours jugées pleinement crédibles par toutes les parties. Reste à savoir si l’adresse à la Nation promise par le président suffira à convaincre une opposition de plus en plus impatiente.

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