Une nouvelle institution vient de voir le jour au Sahel. Le Parlement confédéral de l’Alliance des États du Sahel a été officiellement installé ce lundi 24 août à Niamey.
La cérémonie s’est tenue au centre des conférences Mahatma Gandhi, dans la capitale nigérienne. Elle a été présidée par le Dr Ousmane Bougouma, président de l’Assemblée législative de transition du Burkina Faso. Il assurait la présidence de cette session inaugurale.
Au cours de cette cérémonie solennelle, les députés confédéraux du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont été officiellement installés dans leurs fonctions. Ils sont désormais 45 au total, à raison de 15 représentants par pays membre. Les parlements du Tchad et du Togo, pays partenaires de l’AES, ont également pris part à cette ouverture.
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Une nouvelle étape dans la construction de la confédération
Cette installation ne sort pas de nulle part. Les bases juridiques de ce Parlement avaient été posées dès septembre 2025, lors d’une réunion des présidents des parlements de l’AES à Ouagadougou. Le projet avait ensuite été validé par la Conférence des chefs d’État, réunie à Bamako en décembre 2025.
Les trois chefs d’État sahéliens avaient ensuite donné leur feu vert politique pour accélérer la mise en place de cette institution. Les députés ont été désignés dans chaque pays membre au cours des semaines suivantes, avant la convocation de cette première session.
Le rôle de cette nouvelle assemblée
Le Parlement confédéral n’a pas vocation à voter des lois comme un parlement national classique. Sa mission première est de contrôler l’action des autres organes de la confédération. Il doit aussi informer les citoyens sur les politiques communes décidées au niveau confédéral, et faire remonter les préoccupations des populations du Burkina Faso, du Mali et du Niger.
Cette assemblée vient ainsi compléter l’architecture institutionnelle de l’AES, qui poursuit la mise en place de ses organes communs depuis la création de la confédération, le 6 juillet 2024 à Niamey.
Une session de travail sur plusieurs jours
L’installation officielle des députés sera suivie des premières assises de l’institution. Cette première session se tient du 24 au 29 août à Niamey. Elle doit permettre de poser les bases d’une coopération parlementaire renforcée entre les trois pays membres.
Cette nouvelle étape s’inscrit dans un mouvement plus large de consolidation des institutions communes. Les trois États avaient déjà mis en place une chaîne de télévision confédérale, basée à Bamako, ainsi qu’une radio commune installée au Burkina Faso. Une agence d’information confédérale est également en cours de création à Niamey.
Une intégration politique qui se poursuit
L’installation de ce Parlement marque un jalon important pour l’AES, trois ans après la création de l’organisation par le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Les trois pays affichent depuis leur volonté de construire des institutions communes solides, en dehors du cadre de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, qu’ils ont quittée.
Cette nouvelle assemblée confédérale devra désormais trouver sa place dans le paysage institutionnel du Sahel, aux côtés des autres organes déjà en place.


