La part malienne dans les mines de Kobada dans ce projet aurifère situé dans la région de Koulikoro est ainsi portée à 35 %.
Le gouvernement malien a adopté, vendredi 28 août 2026, un décret fixant les modalités de participation de l’État et des investisseurs nationaux au capital de la société Mines de Kobada.
Selon le nouveau dispositif, l’État malien bénéficiera d’une participation gratuite et non diluable de 10 %, à laquelle s’ajoutera une prise de participation de 20 % en numéraire. Les 5 % restants seront destinés aux investisseurs nationaux.
La gestion de la participation de l’État sera confiée à la Société du patrimoine minier du Mali. Les autorités n’ont pas encore précisé le montant requis pour l’acquisition des 20 % supplémentaires, ni les modalités permettant aux investisseurs maliens de souscrire aux 5 % qui leur sont réservés.
Cette nouvelle répartition découle de l’accord conclu en mars 2025 entre les autorités maliennes et Toubani Resources, qui conservera 65 % du capital de Mines de Kobada à travers sa filiale locale.
Une mesure du code minier
La mesure s’inscrit dans le cadre du Code minier malien de 2023, qui permet à l’État et aux investisseurs nationaux de détenir jusqu’à 35 % du capital des nouvelles exploitations minières, contre un maximum de 20 % sous l’ancien régime.
En janvier 2026, les autorités maliennes avaient déjà approuvé le transfert du permis d’exploitation à Mines de Kobada SA, créée pour développer et exploiter le gisement aurifère.
La répartition annoncée plus haut découle d’une disposition du Code minier malien de 2023, qui renforce la participation nationale dans les projets miniers. Le texte permet à l’État et aux investisseurs nationaux de détenir ensemble jusqu’à 35 % du capital des nouvelles exploitations, contre 20 % au maximum auparavent.
En détails, cette répartition s’appuie juridiquement sur les articles 78, 80, 81 et 82 du Code minier de 2023, qui permettent de porter la participation cumulée de l’État et des investisseurs nationaux à 35 %. On note 10 % de participation gratuite pour l’État, jusqu’à 20 % supplémentaires acquis en numéraire par l’État et 5 % réservés aux investisseurs nationaux. Toutefois, les 35% constitue un plafond potentiel à s’en fier au Code.
La SOPAMIM, l’outil de gestion des participations minières maliennes
La Société de Patrimoine minier du Mali (SOPAMIM-SA) est depuis peu l’entité publique chargée de détenir, gérer et valoriser les participations de l’État dans le secteur minier. Elle a été créée par l’Ordonnance n°2026-004/PT-RM du 2 mars 2026 et son capital de 500 millions de francs CFA est détenu à 100 % par l’État malien.
Selon l’article 2 de l’ordonnance, la SOPAMIM exerce notamment les droits d’associé de l’État, gère les dividendes et revenus issus de ses participations minières et assure le portage financier des participations des investisseurs nationaux. L’article 5 précise qu’elle détient, pour le compte de l’État, les participations gratuites et complémentaires dans les sociétés minières.
Pour Mines de Kobada, le gouvernement a donc confié à la SOPAMIM la gestion de la participation nationale de 35 % annoncée le 28 août 2026.
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