L’incendie survenu dans la sous-station d’Akosombo continue de susciter de vives réactions. Dans un communiqué, l’Africa Centre for Energy Policy (ACEP) dénonce une situation « inadmissible » et pointe de possibles défaillances systémiques dans la gestion du réseau électrique, appelant à des mesures urgentes pour restaurer la confiance des usagers.
Une crise révélatrice de défaillances profondes
Pour l’ACEP, cet incident ne saurait être considéré comme un simple accident isolé. Le think tank estime qu’il met en lumière des failles structurelles dans la gestion du système énergétique, évoquant une possible négligence systémique qui soulève de sérieuses préoccupations d’intérêt public.

L’organisation insiste ainsi sur la nécessité de mener une enquête « approfondie, crédible et exhaustive », capable d’identifier clairement les responsabilités et de proposer des mesures concrètes pour éviter toute récidive.
Face à la persistance des coupures d’électricité, l’ACEP appelle les autorités et les opérateurs du secteur à agir sans délai. Elle exige notamment la publication immédiate d’un calendrier fiable de délestage, régulièrement mis à jour, afin de permettre aux ménages et aux entreprises de mieux s’organiser.
L’organisation réclame également une communication transparente sur les délais réels de rétablissement de l’approvisionnement en électricité, en détaillant les actions entreprises pour restaurer les capacités de production, notamment après les dommages causés à Akosombo.

L’ACEP interpelle par ailleurs la Public Utilities Regulatory Commission (PURC), qu’elle invite à assumer pleinement son rôle de régulateur. Elle plaide pour l’ouverture d’une enquête indépendante sur l’incendie et, plus largement, sur la crise énergétique en cours.
Enfin, le think tank demande la publication intégrale des conclusions des investigations, y compris toute preuve de négligence ou de mauvaise gestion, ainsi que l’application de sanctions appropriées si nécessaire.
Aida Rachel KOUMONDJI (stagiaire)




