Le gouvernement de la République démocratique du Congo a officiellement levé, ce 2 avril, l’alerte nationale liée au mpox, mettant ainsi fin à plus de deux années d’urgence de santé publique.
Le ministre de la Santé, Samuel Kamba, a expliqué que cette levée repose sur une baisse significative du nombre de cas et sur un meilleur contrôle de la propagation du virus. Il a toutefois précisé que le mpox n’est pas totalement éradiqué et que des risques de résurgence subsistent.
Depuis décembre 2022, les autorités sanitaires congolaises ont recensé plus de 120 000 cas suspects et environ 2 254 décès liés à la maladie. Pour contenir l’épidémie, plusieurs mesures ont été déployées, notamment le renforcement de la surveillance, le dépistage, la prise en charge des patients et des campagnes de vaccination ciblées.
À l’échelle internationale, l’Organisation mondiale de la santé avait classé le mpox comme une urgence de santé publique de portée internationale en août 2024. Ce statut a ensuite été levé pour l’Afrique en septembre 2025, en raison d’une amélioration notable de la situation épidémiologique sur le continent.
Cette annonce intervient également dans un contexte sanitaire marqué par la récente maîtrise d’une autre crise majeure en RDC, celle du virus Ebola, déclarée active en septembre 2025 et jugée contrôlée avant la fin de la même année.
Aida Rachel KOUMONDJI (stagiaire)



