La République démocratique du Congo fait face à la plus grave épidémie d’Ebola jamais enregistrée dans le pays. C’est ce qu’affirme l’Organisation mondiale de la santé. Les autorités sanitaires restent particulièrement mobilisées face à cette crise.
Une découverte tardive
Le premier cas suspect remonte au 24 avril 2026. Un homme a présenté des symptômes ce jour là. Il est mort trois jours plus tard. L’Organisation mondiale de la santé a été alertée d’une possible épidémie le 5 mai 2026.
Les premiers tests se sont révélés négatifs. Les outils utilisés ne détectaient qu’une variante précise du virus, celle du Zaïre. Or la souche en cause était en réalité celle de Bundibugyo. Les premiers cas positifs n’ont donc été confirmés que le 14 mai 2026.
Dans plusieurs localités, la maladie a d’abord été perçue autrement. Certains y ont vu une maladie mystique. D’autres ont évoqué la sorcellerie ou un empoisonnement. Cette confusion a retardé l’alerte officielle pendant plusieurs semaines.
L’Ituri, épicentre de la crise
La province de l’Ituri concentre l’essentiel des cas. Environ 90 % des cas confirmés proviennent de cette région. Cinq provinces sur les vingt six que compte la RDC ont signalé des cas depuis le mois de mai.
L’épidémie circulait probablement au sein de la population depuis des semaines, voire des mois, avant d’être détectée. La zone reste difficile d’accès. L’insécurité causée par de nombreux groupes armés complique encore davantage la riposte sur le terrain.
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Kinshasa reste vigilante
La capitale congolaise n’a signalé aucun cas jusqu’à présent. La vie quotidienne s’y poursuit normalement. Les rues restent animées et les activités ne connaissent pas de perturbation majeure.
Les autorités ont toutefois renforcé leurs dispositifs de prévention. Des campagnes de sensibilisation ont été lancées. Les opérations de dépistage ont également été intensifiées. L’objectif est de limiter tout risque d’introduction du virus dans cette métropole de 22 millions d’habitants.
Un habitant de la capitale résume la situation ainsi. Pour l’instant, Ebola touche surtout l’est du pays. Aucun cas n’a encore été signalé à Kinshasa.

Une absence de vaccin éprouvé
La riposte se heurte à une difficulté majeure. Aucun vaccin n’a encore fait ses preuves contre la souche Bundibugyo, contrairement à la souche Zaïre pour laquelle un vaccin existe déjà.
Les équipes sanitaires poursuivent malgré tout leur travail sur le terrain. Elles cherchent à endiguer la propagation du virus. Elles assurent aussi les soins aux malades. Le suivi des contacts reste une priorité, tout comme les campagnes de communication destinées à informer les populations.
Une mobilisation internationale
L’épidémie a été déclarée urgence de santé publique de portée internationale. Cette décision a permis de renforcer la coordination entre les différents acteurs sanitaires.
Le Centre africain de prévention et de contrôle des maladies joue un rôle central dans cette réponse. Cette institution, dirigée par des Africains, a été créée après une précédente épidémie qui avait révélé un manque de coordination régionale.
La situation reste évolutive. Les autorités sanitaires congolaises publient régulièrement des points de situation. Elles continuent d’appeler la population à la vigilance, sans céder à la panique.


