La décision de la justice nigériane concernant la candidature de l’opposant Atiku Abubakar relance le débat autour de la prochaine élection présidentielle au Nigeria.
Selon les informations rapportées le jeudi 5 novembre 2026, la Haute Cour fédérale d’Abuja a invalidé les décisions prises par la direction du Congrès démocratique africain (ADC), formation politique dont Atiku Abubakar est le candidat désigné.
Le tribunal a notamment estimé que la direction du parti, conduite par l’ancien président du Sénat David Mark, avait été constituée de manière irrégulière. Cette décision remet donc en cause les procédures ayant conduit à la désignation d’Atiku Abubakar comme candidat à la présidentielle de 2027.
L’opposition annonce un recours
À la suite du jugement, le porte-parole de l’ADC, Bolaji Abdullahi, a dénoncé une décision qu’il considère comme une tentative d’affaiblir l’opposition nigériane.
Le parti a annoncé son intention de faire appel afin de contester cette décision devant les juridictions compétentes.
De son côté, le camp présidentiel a rejeté les accusations d’implication dans cette affaire.
Un candidat important de l’opposition concerné
Âgé de près de 80 ans, Atiku Abubakar est un ancien vice-président du Nigeria, fonction qu’il a occupée de 1999 à 2007.
Lors de la présidentielle de 2023, il était arrivé en deuxième position avec environ 29 % des suffrages, derrière l’actuel président Bola Tinubu.
La décision judiciaire intervient dans un contexte de tensions politiques et de divisions au sein de l’opposition, à quelques mois de la présidentielle prévue en janvier 2027.
L’annulation de la candidature d’Atiku Abubakar constitue un nouveau rebondissement dans la préparation de la présidentielle nigériane de 2027. Toutefois, la procédure d’appel annoncée par l’ADC pourrait encore faire évoluer la situation. L’avenir de sa candidature dépendra donc de la suite des procédures judiciaires.


