Les autorités ougandaises ont annoncé la suspension temporaire de l’accès à Internet et de certains services mobiles sur l’ensemble du territoire national, à l’occasion de la période électorale.
La décision a été rendue publique par la Uganda Communications Commission (UCC), l’organe de régulation des télécommunications.
Dans un communiqué adressé aux opérateurs de téléphonie et fournisseurs d’accès, la UCC indique que cette mesure vise à préserver l’ordre public, la sécurité nationale et l’intégrité du processus électoral. Les entreprises de télécommunications ont ainsi été sommées de se conformer immédiatement à cette directive.
La suspension concerne notamment les services Internet mobiles, certaines plateformes numériques et des fonctionnalités de communication, limitant fortement l’accès à l’information et aux réseaux sociaux pour des millions d’utilisateurs.
Selon les autorités, cette restriction est temporaire. Elle sera supprimée une fois que la période électorale jugée sensible prend fin.
Le gouvernement affirme vouloir prévenir les troubles et garantir un déroulement apaisé des élections.
Cependant, la mesure suscite de vives réactions au sein de la société civile et des organisations de défense des droits humains.
Celles-ci dénoncent une atteinte à la liberté d’expression et au droit à l’information, estimant que l’accès à Internet est devenu un outil essentiel de participation citoyenne et de transparence électorale.
Malgré les critiques, les autorités ougandaises maintiennent leur position, rappelant que la sécurité nationale prime dans des moments jugés critiques.
Cette nouvelle suspension d’Internet relance ainsi le débat sur l’équilibre délicat entre sécurité, gouvernance et libertés numériques en Afrique, particulièrement en période électorale.
Aida Rachel KOUMONDJI (stagiaire)



