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Incident Neveu : pourquoi c’est au président Akpovy de présenter ses « excuses » et non à Patrice Neveu ?

L’incident Neveu a éclaté le mardi 3 novembre 2026, à Kégué, à la fin d’une conférence de presse. Le soir même, le colonel Guy Kossi Akpovy a présenté les regrets de la Fédération togolaise de football (FTF). Ce geste revient à l’institution, mais il ne ferme pas le débat sur la responsabilité du sélectionneur.

L’incident Neveu s’est produit mardi 3 novembre, à Kégué. Patrice Neveu y présentait sa liste pour la double confrontation contre l’Algérie. Un journaliste l’a interrogé sur ses objectifs à la tête des Éperviers. Selon Africa Soccer, il a répondu que sa mission première était de reconstruire l’équipe. Il a ensuite vu dans la question une tentative de déstabilisation.

Après la clôture officielle, le sélectionneur s’est dirigé vers le journaliste. Des membres de son staff et des confrères l’ont retenu. Les sources consultées évoquent une scène de tension, sans échange de coups rapporté.

Le journaliste, Espoir Gato, travaille pour la radio Nana FM. L’association Journalistes pour les Droits de l’Homme (JDHO) a exprimé sa vive préoccupation le jour même. Elle estime que le reporter ne fait qu’accomplir son travail.

Pourquoi la FTF devait s’exprimer en premier

Le soir même, le colonel Guy Kossi Akpovy a pris la parole devant les journalistes. Il a présenté ses « sincères regrets » aux professionnels des médias, particulièrement à ceux qui consacrent leur travail quotidien à la couverture des activités de la Fédération. Il a rappelé que la presse peut poser des questions, « même les plus dérangeantes ».

Alors, il faut reconnaitre que plusieurs raisons expliquent que cette parole vienne du président, et non du sélectionneur. Voici trois (3) points essentiels :

L’institution répond de son staff : le sélectionneur parle au nom de la sélection nationale. La FTF, instance dirigeante du football togolais, en répond devant la presse et le public. Des excuses de l’institution engagent donc son président.

Le président garde le lien avec les médias : dans son message, Guy Kossi Akpovy qualifie la presse de « partenaire essentiel du football ». Cette phrase pose une règle pour tous les acteurs de la sélection, staff compris.

Le calendrier est serré : le Togo joue en Algérie le 14 novembre, à Tizi Ouzou, puis reçoit les Fennecs le 17 novembre, à Kégué. À dix (10) jours du match aller, la Fédération devait éteindre la polémique. Le président a d’ailleurs lancé un appel à l’apaisement et à la mobilisation collective.

Les limites d’une excuse institutionnelle

Au-delà de toutes ces démonstrations ou explications, il convient de préciser que les regrets du président ne règlent pas tout. Cette démarche de Guy Kossi Akpovy ne répond pas à la question de la responsabilité personnelle du technicien.

Pour beaucoup d’observateurs et selon la norme, une prise de parole de Patrice Neveu aiderait à restaurer la confiance.

Le principe posé par Guy Kossi Akpovy vaut pour tous. Poser une question dérangeante n’est pas une faute, et la même règle s’applique au sélectionneur. L’incident Neveu rappelle qu’un entraîneur doit aussi savoir répondre, même sous pression.

Un enjeu sportif qui pèse sur le débat

La pression est réelle. Le Togo évolue dans le groupe I avec l’Algérie, la Zambie et le Burundi. Il compte trois (3) points en deux matchs, après une défaite 2-0 en Zambie le 29 septembre.

Les Éperviers n’ont plus participé à la CAN depuis l’édition 2017, au Gabon. Les attentes sont donc fortes, et les questions sur les objectifs du sélectionneur restent légitimes. C’est précisément le terrain sur lequel l’incident Neveu est né.

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