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Économie : les pièces de monnaie qui seront retirées de la circulation dès novembre 2026 dévoilées

Cinq anciennes séries de pièces perdront leur valeur légale en Afrique centrale à partir du 1er novembre 2026. Bonne nouvelle pour ceux qui en gardent chez eux, un délai d’un an est prévu pour les échanger gratuitement.

La décision a été prise le 7 octobre 2026 à N’Djamena, au Tchad. Le Comité ministériel de l’Union monétaire de l’Afrique centrale s’y réunissait sous la présidence du ministre tchadien des Finances, Tahir Hamid Nguilin. Le lendemain, la Banque des États de l’Afrique centrale, la BEAC, a publié une note d’information signée à Yaoundé par son gouverneur, Yvon Sana Bangui.

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Cinq gammes de pièces concernées

Les pièces visées sont celles des gammes 1958, 1959, 1971, 1976 et 1985. À partir du 1er novembre, elles perdent leur cours légal et leur pouvoir libératoire. En clair, personne ne sera plus obligé de les accepter pour un achat, un service ou le remboursement d’une dette.

La mesure s’applique dans les six pays de la CEMAC. Il s’agit du Cameroun, de la Centrafrique, du Congo, du Gabon, de la Guinée équatoriale et du Tchad. L’Afrique de l’Ouest n’est pas concernée, car elle dépend d’une autre banque centrale, la BCEAO.

Les pièces des gammes 2006 et 2024 restent valables. Elles doivent continuer à être acceptées partout dans la zone.

Retirer d’anciennes pièces est une pratique courante dans le monde. Une monnaie usée coûte cher à trier, à compter et à remplacer. Elle peut aussi compliquer la vie des commerçants au quotidien.

Pourquoi maintenant ? La BEAC veut assainir la monnaie en circulation. Elle retire des pièces anciennes, très abîmées après des décennies d’usage et de formes très différentes. Certains médias évoquent aussi la rareté des pièces sur les marchés. La banque centrale n’a pas détaillé toutes ses raisons, mais le contexte aide à comprendre. Une nouvelle gamme, appelée Type 2024, circule depuis avril 2025. Elle compte neuf valeurs, de 1 à 500 FCFA, avec une toute nouvelle pièce de 200 FCFA. Les pièces de 50 et de 100 FCFA ont aussi été redessinées pour éviter les confusions au moment de payer.

Comment échanger vos anciennes pièces

Le calendrier se déroule en deux temps. Du 1er novembre 2026 au 31 juillet 2027, l’échange est possible dans les agences de la BEAC, mais aussi dans les banques et les établissements de microfinance. Du 1er août au 31 octobre 2027, seuls les guichets de la BEAC feront l’opération.

Après le 31 octobre 2027, la porte se ferme. Les anciennes pièces ne pourront plus être échangées nulle part. Elles pourront garder une valeur de collection, mais plus aucune valeur de paiement.

L’échange est gratuit, et vous recevrez de la monnaie des gammes récentes. D’après la presse camerounaise, une pièce d’identité peut être demandée au guichet. Mieux vaut donc la prévoir avant de vous déplacer.

Un conseil de bon sens s’impose. Il ne faut pas attendre les derniers mois. La seconde période réduit le nombre de points d’échange, car les banques commerciales ne participeront plus. Les files d’attente risquent aussi de s’allonger à l’approche de la date limite.

Ce que cela change pour les commerçants et les ménages

Le mot démonétisation fait parfois peur, alors il faut le dire simplement. Une pièce démonétisée ne vaut pas zéro. Elle perd seulement le droit d’être utilisée comme moyen de paiement. Tant que la période d’échange court, sa valeur reste intacte. Le risque réel, c’est de laisser passer le délai.

Pour les commerçants, la règle est claire. Ils auront le droit de refuser une pièce de l’ancienne gamme. Et quand ils rendent la monnaie, ils devront utiliser uniquement des pièces encore valables. Dans les marchés, les taxis et les petites boutiques, où les pièces servent chaque jour, les premières semaines de novembre pourraient donc demander un peu de patience.

Les gérants de petites boutiques ont intérêt à afficher un avis clair près de la caisse. Cela évite les discussions inutiles avec les clients et les erreurs au moment de rendre la monnaie. Un simple papier collé au comptoir peut suffire.

Pour les familles, le meilleur réflexe est de faire le tri maintenant. Pensez aux tirelires, aux tiroirs, aux boîtes de couture, aux sacs de tontine ou aux dons gardés par des associations. L’année gravée sur la pièce permet en général de repérer sa série. Classez les pièces par série, puis faites l’échange uniquement auprès d’un guichet officiel. Si quelqu’un vous réclame de l’argent pour s’en occuper, restez prudent, car la BEAC présente l’opération comme gratuite.

Cette réforme concerne surtout les petites sommes, mais elle touche tout le monde. Et c’est souvent dans ces gestes du quotidien qu’une politique monétaire devient concrète.

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