La Coupe du Monde 2026 continue de faire parler d’elle, et pas seulement pour de bonnes raisons. Un organisme international de surveillance des paris sportifs affirme avoir repéré sept matchs suspects durant le tournoi. Cette annonce contredit directement la version officielle de la FIFA, qui assurait il y a quelques jours que tout s’était déroulé normalement.
Deux rapports, deux versions opposées
Tout commence avec le Groupe de Copenhague. Il s’agit d’un réseau international spécialisé dans la détection des matchs arrangés dans le sport. Cet organisme a analysé les 104 rencontres jouées pendant la compétition, disputée aux États Unis, au Canada et au Mexique.
Selon ses conclusions, sept situations méritent des explications. Les spécialistes parlent de « notices jaunes ». Ce terme désigne le niveau d’alerte le plus bas de leur échelle. Cela signifie que ces signaux ne prouvent rien pour le moment. Mais ils indiquent des comportements de paris jugés inhabituels, qui justifient selon eux une enquête plus poussée.
Ce constat surprend d’autant plus que la FIFA avait publié son propre bilan quelques jours plus tôt. Sa cellule interne, chargée de surveiller l’intégrité des compétitions, affirmait n’avoir détecté aucune activité suspecte durant tout le tournoi. Un responsable de cette cellule avait même salué la solidité du dispositif mis en place pendant la Coupe du Monde.
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Des exemples concrets pointés du doigt
Plusieurs matchs précis reviennent dans les analyses du Groupe de Copenhague. On retrouve notamment la rencontre entre le Mexique et l’Afrique du Sud, ainsi que le match entre la Belgique et les États Unis. La partie opposant l’Espagne au Cap Vert est également citée, en raison d’un volume de paris jugé anormalement élevé sur une défaite espagnole.
Un autre épisode retient l’attention des enquêteurs. Il concerne l’attaquant américain Folarin Balogun. Ce joueur avait reçu un carton rouge lors d’un match. Des paris ont ensuite été enregistrés sur sa possible participation au match suivant contre la Belgique, avant même que son exclusion ne soit remise en question. Cette affaire a d’ailleurs pris de l’ampleur ces derniers jours. La fédération norvégienne de football a annoncé son intention de porter plainte officiellement auprès de la FIFA sur ce dossier précis.

Un marché des paris devenu gigantesque
Cette controverse survient dans un contexte particulier. Le volume total des paris enregistrés pendant cette Coupe du Monde atteindrait environ 240 milliards de dollars. C’est presque le double du montant observé lors de l’édition précédente au Qatar en 2022. Cette explosion des sommes en jeu rend la surveillance des compétitions encore plus difficile pour les autorités sportives.
Le Groupe de Copenhague a précisé qu’il avait déjà transmis l’ensemble de son dossier au siège de la FIFA, situé à Zurich. Des explications formelles sont désormais attendues pour chacun des sept cas signalés. De son côté, le groupe de travail interne de la FIFA maintient sa position initiale. Selon lui, aucune preuve concrète de manipulation n’a pour l’instant été trouvée.
Une nouvelle affaire dans une Coupe du Monde déjà agitée
Ce soupçon de matchs truqués vient s’ajouter à une longue liste de polémiques qui ont marqué cette édition 2026. Le tournoi avait déjà connu son lot de controverses arbitrales et de tensions diplomatiques en marge des matchs. Cette nouvelle affaire risque donc de peser encore un peu plus sur l’image de la compétition, à un moment où la FIFA cherchait justement à tourner la page sur un tournoi mouvementé.
Les prochains jours devraient permettre d’en savoir plus sur la suite donnée à cette enquête. La FIFA devra notamment expliquer comment deux organismes ont pu aboutir à des conclusions aussi différentes sur les mêmes rencontres.


