Le président kényan a haussé le ton devant l’Assemblée générale de l’ONU. Il a pointé un déséquilibre criant entre les principes affichés par l’organisation et la réalité du pouvoir mondial.
Un décalage dénoncé sur la scène internationale
Mercredi 23 septembre, à New York, le chef de l’État kényan s’est exprimé devant les représentants du monde entier. Il a rappelé que la Charte des Nations unies proclame l’égalité souveraine de tous les États membres. Mais il a immédiatement souligné une contradiction. Cette égalité de principe ne se retrouve pas dans les faits. Le pouvoir réel reste concentré entre les mains d’un petit groupe de pays.
Ce groupe, ce sont les membres permanents du Conseil de sécurité. Ils sont seulement cinq. Ils disposent d’un droit de veto qui leur permet de bloquer n’importe quelle décision. Les autres États, même unis, ne peuvent rien imposer contre leur volonté.
Un continent africain toujours écarté
Le président kényan a insisté sur la situation particulière de l’Afrique. Le continent compte plus d’un milliard et demi d’habitants. Il compte cinquante quatre pays souverains. Pourtant, aucun d’entre eux ne siège de façon permanente au Conseil de sécurité.

Cette absence pèse lourd. Les crises africaines occupent une large part de l’agenda du Conseil. Les pays africains fournissent une grande partie des troupes de maintien de la paix dans le monde. Ils subissent aussi les conséquences les plus dures des conflits et de l’instabilité. Malgré cela, ils n’ont pas voix au chapitre lorsque les grandes décisions sont prises.
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Une réforme jugée nécessaire pour la crédibilité de l’ONU
Le message du dirigeant kényan a été clair. Une organisation qui se dit universelle ne peut pas continuer à ignorer la voix de tout un continent. Il a appelé à une réforme profonde du Conseil de sécurité. Il a demandé que l’Afrique obtienne des sièges permanents avec des droits pleins et entiers.
Cette demande n’est pas nouvelle. Elle est portée depuis des années par les dirigeants africains. Mais elle prend un relief particulier aujourd’hui. Le monde traverse de nombreuses crises. Les tensions géopolitiques se multiplient. Pour de nombreux observateurs, un Conseil de sécurité figé dans sa composition de 1945 a de plus en plus de mal à répondre aux défis actuels.
L’appel du Kenya s’inscrit dans un mouvement plus large. Plusieurs pays réclament aujourd’hui une refonte des institutions internationales. L’objectif est de les rendre plus représentatives du monde tel qu’il est aujourd’hui.


