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Tensions PDCI-FPI : Le camp Gbagbo sort du silence

En Côte d’Ivoire, la brouille entre le PPA-CI et le PDCI-RDA continue de s’envenimer. Le parti de Laurent Gbagbo a fini par répondre fermement aux accusations d’un cadre du PDCI.

Cette passe d’armes trouve son origine dans les tensions apparues après la présidentielle de 2025, entre deux formations pourtant alliées quelques mois plus tôt.

Des accusations de « trahison » qui font réagir

Tout part d’une interview accordée par Yohou Dia Houphouët, vice président du PDCI-RDA, au média Actupeople. Il y reproche au PPA-CI d’avoir décidé de ne pas participer aux élections législatives sans en informer au préalable ses partenaires du Front commun.

Selon lui, une annonce commune aurait dû être faite entre les deux partis. Il estime que le minimum de respect aurait voulu que le PDCI soit informé en priorité d’un tel changement de stratégie. Des propos qui l’ont conduit à qualifier l’attitude du PPA-CI de trahison.

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Cette sortie n’est pas passée inaperçue du côté du parti de Laurent Gbagbo. Sébastien Dano Djédjé, président du Conseil stratégique et politique du PPA-CI, a répondu dans une interview accordée au journal Le Temps. Il a jugé cet emploi du mot trahison peu approprié, rappelant que la politique impose parfois de préserver certaines passerelles, même en cas de désaccord profond.

Une bataille électorale à Yopougon

Au delà des mots, Dano Djédjé a choisi de répondre sur le terrain électoral, en particulier dans la commune de Yopougon, où les deux partis revendiquent chacun une forte implantation.

Il a rappelé plusieurs scrutins remportés conjointement par les deux formations par le passé, avant de souligner les résultats obtenus par Dia Houphouët lorsqu’il s’est présenté seul. Selon lui, ces résultats devraient inciter son interlocuteur à davantage d’humilité dans l’appréciation du poids électoral de chaque parti.

Le responsable du PPA-CI est allé plus loin en affirmant que son parti restait incontournable à Yopougon, une déclaration qui illustre la volonté du parti de Gbagbo de peser dans les futurs rapports de force locaux, malgré la rupture avec le PDCI.

Un vice président du PDCI qui ne baisse pas le ton

De son côté, Dia Houphouët n’a pas non plus modéré ses propos. Lors d’une cérémonie organisée le dimanche 30 août à Yopougon, il est revenu sur les attaques dont il affirme être la cible de la part de militants et d’activistes proches du PPA-CI.

Il a notamment rejeté toute accusation de rapprochement intéressé avec le député maire de la commune, assurant que ses prises de position sont uniquement dictées par ses convictions personnelles.

L’ancien parlementaire a laissé entendre qu’il n’avait pas encore tout dit sur ce dossier, évoquant la possibilité de nouvelles révélations si les attaques envers lui devaient se poursuivre.

Cette querelle entre les deux formations dépasse désormais la seule question de la participation aux législatives. Elle traduit surtout les tensions nées de la fin du Front commun, ainsi que les enjeux de leadership qui subsistent entre deux partis appelés, un jour ou l’autre, à se retrouver ou à s’affronter à nouveau sur le terrain politique ivoirien.

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