Les membres du Mouvement islamique du Nigeria sont descendus dans la rue pour protester contre les frappes balistiques américano-israéliennes contre l’Iran, qui ont conduit à l’assassinat de son guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, et d’autres hauts responsables gouvernementaux du pays.
Les manifestations, qui se sont déroulées pacifiquement dans plusieurs États du nord, notamment au Niger, à Bauchi, à Kano, à Yobe, à Sokoto et à Gombe, ont vu des groupes de membres du Mouvement islamique du Nigeria exprimer leur indignation face aux frappes aériennes coordonnées sur ce pays du Moyen-Orient, qui ont fait des victimes et détruit des biens.
Selon plusieurs sources, les manifestants de Gombe se sont rassemblés dimanche après avoir accompli les prières obligatoires, ont défilé depuis leur centre religieux situé dans le quartier de Tudun Wadan Pantami et ont brandi des pancartes portant des inscriptions dénonçant les attaques et réclamant justice.
Des manifestations pacifiques similaires ont également eu lieu au Niger, où des dizaines de membres chiites ont défilé dans différentes parties du pays en scandant des slogans de solidarité avec l’Iran.
Dans une vidéo devenue virale sur Internet, on pouvait voir de nombreux manifestants chanter des chants islamiques contre les États-Unis tout en brandissant des drapeaux iraniens et des pancartes portant des inscriptions telles que « Nous sommes solidaires de l’Iran », « Libérez l’Iran » et plusieurs autres slogans.
Les médias d’État iraniens et d’autres médias locaux ont confirmé dimanche que M. Al Khamenei avait été tué dans son bureau après que celui-ci ait été touché par des missiles samedi, précisant qu’une période de deuil de 40 jours avait été décrétée pour le guide suprême, qui a régné sur l’Iran pendant plus de trois décennies.
Parallèlement, le chef de la police par intérim, Olatunji Disu, a enjoint dimanche les commissaires de police du pays d’intensifier la surveillance afin de prévenir toute tentative de groupes ou d’individus de tirer profit des tensions internationales actuelles entre les États-Unis, Israël et l’Iran pour inciter à des troubles religieux dans le pays.
Dans une déclaration du porte-parole de la police, Benjamin Hundeyin, M. Disu a réaffirmé l’engagement de la police à protéger les vies et les biens « compte tenu de l’évolution des tensions géopolitiques au Moyen-Orient et de leurs implications mondiales potentielles ».
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