Une bonne nouvelle vient d’arriver à Kinshasa. Un premier lot de vaccins contre Ebola est arrivé dans la capitale, pour renforcer la riposte du pays.
Le ministre de la Santé publique a réceptionné les premières doses jeudi. Il s’agit de 16 520 doses, sur un total de 50 120 doses attendues d’ici le 24 août. Ces vaccins ont été fabriqués en Allemagne par le laboratoire MSD. Ils ont ensuite transité par la Suisse, le Luxembourg et la Belgique avant d’arriver à Kinshasa.
Cette dotation s’ajoute à une allocation plus large de 70 000 doses du vaccin Ervebo, annoncée par l’Organisation mondiale de la santé. Ces doses proviennent du stock mondial de vaccins contre Ebola, géré par un groupe international de coordination.
Une épidémie qui progresse rapidement
Ces vaccins arrivent alors que l’épidémie continue de se propager dans l’est et le nord-est du pays. Selon le dernier bilan du ministère de la Santé, l’épidémie a déjà fait plus de 2 500 morts, pour plus de 5 000 cas confirmés.
La souche en cause est le virus Bundibugyo. Elle se distingue de la souche Zaïre, plus connue et déjà responsable de précédentes épidémies dans le pays. À ce jour, aucun vaccin ni traitement n’a encore été officiellement approuvé contre cette souche particulière.
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Un essai clinique pour mieux comprendre le virus
Sur les 70 000 doses allouées, 20 000 seront utilisées dans le cadre d’un essai clinique de grande ampleur. L’objectif est de déterminer si le vaccin Ervebo, déjà utilisé contre la souche Zaïre, peut aussi protéger contre la souche Bundibugyo.
Les 50 000 doses restantes seront réservées en priorité au personnel soignant. Environ 200 professionnels de santé ont déjà été formés pour intervenir rapidement sur le terrain, dès l’apparition de nouveaux cas suspects.

Une mobilisation internationale autour de la RDC
L’Organisation mondiale de la santé et les Centres africains de contrôle des maladies ont salué cette allocation de vaccins. Les autorités congolaises avaient officiellement demandé ce soutien la semaine précédente.
Une initiative baptisée « Fleuve Congo sans Ebola » a également été lancée. Elle vise à renforcer la surveillance sanitaire tout le long du corridor reliant Kisangani à Kinshasa, une zone jugée particulièrement sensible face au risque de propagation du virus.


