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Nucléaire : Donald Trump explique pourquoi l’Iran n’a pas les mêmes droits que la Corée du Nord

Interrogé sur cette différence de traitement, Donald Trump n’a pas parlé de droit international. Il a mis en avant sa relation personnelle avec Kim Jong Un, qu’il présente comme un ami.

Une question directe à la Maison Blanche

Le mardi 29 septembre 2026, à Washington, un journaliste a posé une question simple au président américain. Il lui a rappelé qu’il refusait que l’Iran possède l’arme nucléaire. Il lui a demandé pourquoi la Corée du Nord, elle, pouvait en avoir.

Donald Trump a d’abord renvoyé la responsabilité à ses prédécesseurs. Selon lui, le pays avait alors un autre président, qui aurait pu empêcher cet arsenal d’exister. Puis il a changé de registre. Il a décrit Kim Jong Un comme un ami. Il dit que le dirigeant nord coréen l’apprécie, qu’il aime peu d’autres personnes et que lui aussi l’apprécie.

Le président reconnaît que la Corée du Nord dispose d’une capacité nucléaire assez importante. Il précise qu’elle n’est pas comparable à celle des États Unis. Sa conclusion tient en une phrase. « Tant que je serai là, il ira bien », a déclaré le président, car Kim le respecte.

Cette phrase a immédiatement été reprise dans la presse internationale. Elle illustre bien le style du président, qui répond souvent par l’anecdote personnelle plutôt que par un argument technique.

Précisons un point. Donald Trump n’a pas déclaré que la Corée du Nord était officiellement autorisée à posséder l’arme nucléaire. Il a expliqué pourquoi, à ses yeux, les deux dossiers ne se traitent pas de la même façon.

Les chiffres circulent aussi. Le président avait évoqué récemment environ 57 armes nucléaires nord coréennes. Le ministère sud coréen de la Défense estime ce nombre entre 80 et 120.

Lire aussi : Donald Trump tenté par un troisième mandat ?

Deux dossiers, deux situations

Du côté de l’Iran, le contexte est celui d’une guerre. Les États Unis et Israël ont lancé des frappes sur le pays le 28 février 2026. Donald Trump a affirmé que l’Iran ne pourrait jamais avoir d’arme nucléaire. Téhéran dément chercher à se doter de la bombe.

Un accord, appelé Mémorandum d’Islamabad, a été annoncé le 14 juin pour mettre fin à la guerre et rouvrir le détroit d’Ormuz. Depuis, les discussions sur le nucléaire restent difficiles. Les points de blocage sont connus. Il y a l’enrichissement de l’uranium, le sort d’un stock d’environ 400 kilos d’uranium très enrichi, et l’ampleur de l’accord, car Washington veut aussi parler des missiles et des alliés régionaux de l’Iran.

La Corée du Nord, elle, est dans une autre position. Elle possède déjà un arsenal. Elle répète que son statut de puissance nucléaire est irréversible. L’agence nucléaire de l’ONU a aussi alerté en avril sur la hausse de ses capacités. Donald Trump, lui, a rencontré Kim Jong Un à Panmunjom. Il est devenu à cette occasion le premier président américain en exercice à fouler le sol nord coréen.

Ce que cette réponse révèle

Cette réponse en dit long sur la méthode du président. Pour lui, les relations entre dirigeants comptent beaucoup. Elles passent parfois avant les règles et les textes. Ses partisans y voient un style direct, qui ouvre des portes là où la diplomatie classique échoue. Ses critiques y voient une incohérence, car la même question n’obtient pas la même réponse selon le pays concerné.

Il faut aussi regarder le cadre juridique, que cette réponse ne traite pas. Le Traité de non prolifération reconnaît cinq puissances nucléaires, qui sont les États Unis, la Russie, le Royaume Uni, la France et la Chine. L’Iran en est membre et accepte en principe des inspections. La Corée du Nord s’en est retirée en 2003 et elle a réalisé son premier essai nucléaire en 2006. Aucun pays n’a donc un droit reconnu à l’arme atomique, hors de ces cinq États.

Certains observateurs ajoutent un argument de réalisme. Empêcher un pays de fabriquer une bombe est une chose. Retirer un arsenal déjà constitué en est une autre, bien plus difficile. Dans cette lecture, la différence de ton viendrait d’abord du rapport de force.

Reste une question de fond. Quand un dirigeant explique la règle par l’amitié, comment convaincre les autres pays qu’elle est la même pour tous ? Les prochains mois, avec les négociations sur l’Iran, donneront des éléments de réponse.

Pour l’instant, une chose est certaine. La question posée à la Maison Blanche touche un point sensible. Elle oppose deux logiques, celle de la règle commune et celle de la relation entre dirigeants. Chaque camp l’utilisera pour défendre sa lecture du dossier.

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