L’African Growth and Opportunity Act (AGOA), un accord facilitant l’exportation de nombreux produits africains vers les États-Unis sans droits de douane a été réactivé ce 3 février.
L’administration Trump avait laissé l’accord s’expirer le 30 septembre 2025. Cette fois-ci, une réactivité temporaire a été actée pour couvrir toute l’année 2026.
En janvier, la Chambre des représentants avait voté la reconduction de l’AGOA pour trois ans, mais les sénateurs ont choisi la durée d’un an.
Mieux comprendre cet accord
La Loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (AGOA) constitue un dispositif commercial des États-Unis adopté par le Congrès américain en mai 2000 et signé par le président Bill Clinton.
Elle visant à renforcer l’accès des pays d’Afrique subsaharienne au marché américain, afin de promouvoir le commerce et soutenir la croissance économique.
L’AGOA accorde aux pays d’Afrique subsaharienne éligibles un accès en franchise de droits au marché américain pour plus de 1 800 produits.
Pour satisfaire aux critères d’admissibilité rigoureux de l’AGOA, les pays doivent établir ou progresser continuellement vers l’établissement d’une économie de marché, de l’État de droit, du pluralisme politique et du droit à une procédure régulière. De plus, ils doivent éliminer les obstacles au commerce et aux investissements américains, mettre en œuvre des politiques visant à réduire la pauvreté, à lutter contre la corruption et à protéger les droits humains.
En offrant de nouvelles opportunités de marché, l’AGOA a contribué durant 25 ans à stimuler la croissance économique, à promouvoir les réformes économiques et politiques et à améliorer les relations économiques des États-Unis dans la région.
32 pays sont admissibles aux avantages de l’AGOA en 2024 selon les données du Bureau du représentant américain au commerce (USTR). Une modernisation du programme afin de l’aligner sur la politique « America First » du président Trump est en étude.
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