Deviens membre !

Nous vous enverrons au moins deux (2) par semaines des nouvelles et opportunités

― Advertisement ―

spot_img
AccueilAfriqueDenis Sassou Nguesso (82 ans) affirme qu'il ne restera pas au pouvoir...

Denis Sassou Nguesso (82 ans) affirme qu’il ne restera pas au pouvoir « éternellement »

spot_img

Le président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso, âgé de 82 ans et candidat à sa réélection ce mois-ci, affirme qu’il « ne restera pas au pouvoir éternellement », mais refuse de se prononcer sur son éventuel successeur.

Sassou Nguesso, qui dirige cette nation centrafricaine riche en pétrole depuis plus de quatre décennies, affronte six autres candidats lors de l’élection présidentielle du 15 mars.

« Les règles de la démocratie ne sont pas les mêmes dans un pays où 50 % ou plus de la population ne savent ni lire ni écrire », a déclaré Sassou Nguesso à l’AFP lors d’un entretien à son domicile de Dolisie, dans le sud du pays, lundi.

« Je constate qu’en Afrique, les pays qui ont réalisé certains progrès sont ceux qui ont bénéficié d’une réelle stabilité, et même de présidents restés longtemps au pouvoir », a-t-il avancé.

« Se préparer pour l’avenir »

Cet officier militaire de carrière a d’abord dirigé le Congo sous un système de parti unique de 1979 à 1992 avant de perdre les premières élections multipartites du pays face à l’ancien Premier ministre Pascal Lissouba, que Sassou Nguesso a ensuite renversé lors d’une guerre civile en 1997.

Ses adversaires politiques ont systématiquement contesté toutes ses victoires électorales depuis 2002.

Les ONG et les organisations de la société civile condamnent régulièrement les violations des libertés civiles et les menaces contre les opposants politiques.

Deux candidats qui s’étaient présentés aux élections de 2016 – le général Jean-Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa – sont emprisonnés pour « atteinte à la sécurité nationale » en 2018 et 2019.

Se moquant du terme « opposants » employé pour décrire ces hommes, Sassou Nguesso insistait sur le fait qu’ils préparaient une insurrection armée contre lui.

« Ils ne vont pas mourir en prison. Un jour, nous les libérerons », a-t-il ajouté.

En cas de victoire aux urnes, ce serait le dernier mandat de cinq ans de Sassou Nguesso autorisé par la constitution.

Mais il a refusé de parler d’un successeur.

« Il ne s’agit pas de préparer un homme en particulier ; il s’agit de tout un ensemble de choses que nous préparons de manière holistique pour l’avenir du pays », a-t-il fait savoir.

Lire aussi : Mali : Choguel Maïga écroué pour atteinte aux biens publics

Articles simailaires