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Calendrier électoral au Sénégal : Sonko presse Diomaye Faye d’agir

Au Sénégal, la question du calendrier électoral occupe de plus en plus de place dans le débat politique. Le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, met la pression sur le président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Il lui demande de publier rapidement le décret qui fixera la date des prochaines élections locales.

Un appel lancé devant les militants

Lors d’une tournée dans le département de Louga, dans le cadre de la vente des cartes de son parti Pastef, Ousmane Sonko s’est adressé directement à ses militants et sympathisants. Il leur a demandé de réduire un peu leur mobilisation. Selon lui, cette pause s’explique par l’hésitation du chef de l’État à publier le décret sur les élections locales.

Le leader de Pastef estime que fixer la date d’un scrutin est une prérogative présidentielle, au même titre que d’autres décisions administratives. Il a donc appelé Bassirou Diomaye Faye à prendre ses responsabilités et à signer ce décret sans plus attendre.

Ces élections locales sont attendues pour janvier 2027. Mais à ce jour, le décret qui doit officiellement les confirmer n’a toujours pas été publié.

Une rivalité qui s’installe entre les deux dirigeants

Cette sortie de Sonko intervient dans un climat de tensions croissantes entre les deux têtes de l’exécutif sénégalais. Depuis plusieurs mois, chacun structure ses soutiens en vue des prochains rendez-vous électoraux.

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En mars 2026, Bassirou Diomaye Faye avait organisé une assemblée générale autour de sa coalition, appelée Diomaye Président. Une semaine plus tard, Ousmane Sonko avait annoncé la tenue d’un congrès de son propre parti pour remobiliser ses militants.

Le président a par ailleurs perdu sa majorité à l’Assemblée nationale. Peu après, Sonko a pris la tête de cette institution avec un score très large, ce qui place Pastef en position dominante au sein de l’hémicycle. De son côté, Diomaye Faye a annoncé fin juillet la création de son propre mouvement, baptisé Kiiraay, les Patriotes Républicains, afin de ne plus apparaître comme le simple relais politique de son ancien Premier ministre.

Crédit photo : Instagram

Une dissolution de l’Assemblée pour l’instant impossible

Certains membres de l’opposition réclament déjà la dissolution de l’Assemblée nationale. Mais sur le plan légal, cette option reste fermée pour le moment. La Constitution sénégalaise interdit au président de dissoudre l’Assemblée durant les deux premières années suivant son installation.

La législature actuelle a pris ses fonctions en décembre 2024. Une dissolution ne deviendrait donc juridiquement possible qu’à partir de novembre 2026. Malgré ce verrou, plusieurs voix de l’opposition, dont l’ancien maire de Thiès Talla Sylla, ont appelé le président à dissoudre l’Assemblée dès l’ouverture de cette fenêtre constitutionnelle, tout en réclamant de larges concertations avec les partis politiques, la société civile et les autorités religieuses.

Un enjeu politique majeur

Ousmane Sonko a prévenu que le président sortirait affaibli quel que soit son choix. Selon lui, un nouveau passage devant les urnes désavantagerait automatiquement le pouvoir en place, qu’il s’agisse d’élections locales ou d’élections législatives anticipées.

Le calendrier électoral sénégalais reste donc suspendu à la décision du chef de l’État. Tant que le décret n’est pas publié, l’incertitude continue de peser sur les prochaines échéances politiques du pays.

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