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Axel Levi destitué de l’Église MFD après ses aveux sur des relations avec des fidèles

Le pasteur et chanteur gospel Axel Levi ne dirige plus l’Église Mission Faiseur de Disciples. Il admet des relations sexuelles avec des femmes de sa communauté, mais assure qu’aucune n’a été forcée.

Une décision annoncée sans détails

Tout s’est joué en quelques jours. Selon sa propre lettre, Axel Levi a d’abord été suspendu de ses fonctions pour une durée indéterminée le dimanche 27 septembre 2026. Le lendemain, l’Église MFD a publié un communiqué qui va plus loin. Le pasteur et son épouse Laurine sont retirés de toutes leurs fonctions ministérielles.

Le texte parle de « faits très graves ». Il ne dit pas lesquels. Il rappelle seulement que l’Église ne tolère aucun comportement qui menace l’intégrité, la dignité ou la sécurité des personnes, quel que soit leur statut.

De nouveaux pasteurs prennent la tête des assemblées. Le communiqué ne mentionne ni enquête interne ni procédure judiciaire.

Cette chute fait beaucoup de bruit parce que le personnage est très exposé. Axel Levi est le pasteur principal de la MFD et un artiste signé chez Lambano Musik. Ses chansons cumulent des millions d’écoutes. En décembre 2024, il a rempli le Dôme de Paris. Il s’adressait volontiers aux jeunes chrétiens sur la sexualité et la pureté avant le mariage. Ce discours public rend le contraste difficile à ignorer.

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Ce que disent Axel et Laurine Levi

Dans une lettre ouverte diffusée sur les réseaux sociaux, Axel Levi reconnaît des « fautes graves », à commencer par l’adultère. Il admet avoir eu des relations consenties avec des femmes de l’Église, mais aussi avec des femmes extérieures à la communauté.

Il rejette en revanche toute agression, tout viol et toute pression. Il explique que certaines choses dites en public sont vraies, que d’autres sont incomplètes et que d’autres sont fausses. Il demande pardon aux personnes qu’il a blessées ou déçues. Il affirme aussi que les membres et les responsables de l’Église ne portent aucune responsabilité dans ses choix personnels.

Il annonce enfin des démarches juridiques. Elles viseraient des propos qu’il juge diffamatoires, de faux témoignages ou du cyberharcèlement.

Laurine Levi s’est exprimée le 29 septembre. Elle commence par demander pardon et reconnaît avoir failli à son rôle de pasteure. Elle dit qu’elle devait donner l’exemple et qu’elle ne l’a pas toujours fait. Elle n’explique pas quelle a été sa part dans cette affaire. Elle souhaite seulement que ses erreurs n’effacent pas le bien qu’elle pense avoir accompli au fil des années.

Des accusations en ligne, et une question de pouvoir

Depuis l’annonce, d’autres accusations circulent. Elles évoquent des pressions spirituelles pour obtenir des relations non consenties avec des femmes mariées, des violences conjugales et la protection d’un autre pasteur soupçonné d’abus.

Ces récits reposent sur des témoignages anonymes et des captures d’écran. Aucune autorité judiciaire et aucune enquête indépendante ne les a confirmés. Il faut donc les présenter comme des allégations, pas comme des faits établis. La seule reconnaissance officielle reste celle du pasteur lui-même, et elle concerne des relations adultères qu’il dit consenties.

Un rappel utile s’impose. En France, l’adultère n’est plus une infraction pénale depuis les années 1970. Cela reste une faute morale ou religieuse, pas un délit. Si la justice devait s’en saisir, ce serait uniquement pour d’éventuelles contraintes ou violences.

Reste la question du consentement dans un cadre religieux. Un pasteur est souvent un confident, un conseiller, parfois un arbitre de la vie du couple. Quand on se confie à un tel guide, l’écart d’autorité est réel. Les spécialistes des dérives en milieu religieux insistent souvent sur ce point. Le mot « consenti » ne suffit donc pas toujours à clore le débat.

Cela ne veut pas dire que c’est le cas ici. Cela explique seulement pourquoi tant de personnes réclament des vérifications sérieuses. Seule une enquête indépendante pourrait établir ce qui s’est réellement passé.

Plusieurs points restent flous. On ignore la nature exacte des faits visés par le communiqué. On ne sait pas combien de personnes sont concernées. On ne sait pas non plus si une enquête interne ou judiciaire est en cours.

Pour les Églises MFD, présentes en Europe et dans la diaspora francophone d’Afrique, l’enjeu dépasse le sort de deux personnes. Il touche à la confiance que les fidèles accordent à leurs dirigeants. Toute personne qui s’estimerait victime peut s’adresser aux autorités ou à une association d’aide aux victimes.

Tant que l’Église n’aura pas expliqué sa démarche, les doutes resteront.

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