Une Rolls-Royce flashée par un radar. Un joueur absent à son procès. Le résultat tombe et il est sévère pour Mohamed Salah.
Un excès de vitesse au volant d’une voiture de luxe
L’histoire commence en mars 2026, dans le Cheshire, en Angleterre. Une Rolls-Royce Spectre électrique, estimée à plus de 466 000 euros, est flashée par une caméra mobile près de Wilmslow.
Le véhicule roule alors à 58 km/h sur une route limitée à 48 km/h. Ce n’est pas un excès énorme. Mais il suffit pour déclencher une procédure.
Cette voiture appartient à Mohamed Salah. L’attaquant égyptien venait tout juste d’annoncer son départ de Liverpool au moment des faits. Deux jours après l’annonce, sa voiture était contrôlée par les forces de l’ordre britanniques.
Selon les règles de la circulation au Royaume-Uni, le propriétaire d’un véhicule flashé doit indiquer qui se trouvait au volant. Salah n’a jamais fourni cette information aux autorités du Cheshire.
Une condamnation prononcée en son absence
Les mois passent. Salah quitte Liverpool et rejoint le club turc de Trabzonspor. Pendant ce temps, la procédure judiciaire continue de son côté, en Angleterre.
La police lui envoie deux notifications à son domicile anglais. Ce manoir est estimé à plus de cinq millions d’euros. Mais Salah ne répond à aucune des deux convocations.
Faute de réponse, le tribunal de Warrington décide de le juger par contumace, c’est à dire en son absence. En août 2026, le verdict tombe. Le joueur est reconnu coupable de ne pas avoir identifié le conducteur responsable de l’infraction.
Il faut préciser un point important. La condamnation ne porte pas directement sur l’excès de vitesse lui même. Elle sanctionne le fait de ne pas avoir révélé l’identité du conducteur aux autorités.
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Le tribunal prononce une suspension de permis de conduire de six mois sur le territoire britannique. Une amende de 1044 livres, soit environ 1200 euros, lui est également infligée.
Un nouvel épisode dans le dossier routier de Salah

Cette affaire n’est pas la première incartade de Salah sur la route. En 2022, il avait déjà été arrêté au volant d’une Ferrari pour excès de vitesse. Cet épisode lui avait coûté une amende et trois points de pénalité sur son permis.
En 2018, il avait aussi été filmé en train d’utiliser son téléphone portable au volant, près du stade d’Anfield. Les poursuites n’avaient toutefois pas abouti, faute de preuves suffisantes à l’époque.
Sur le terrain, la période est pourtant excellente pour l’attaquant égyptien. Il vient d’inscrire un triplé avec Trabzonspor face à Galatasaray, l’un des grands rivaux du championnat turc. Sa nouvelle vie en Turquie semble bien démarrer sportivement.
Mais cette suspension de permis rappelle que les stars du football ne sont pas à l’abri des tracas de la vie quotidienne, même loin des terrains. D’autres joueurs de premier plan ont connu des sanctions similaires par le passé, comme Karim Benzema en Espagne ou Jack Grealish en Angleterre.
Pour Salah, cette sanction ne l’empêchera pas de conduire en Turquie, où il réside désormais. Elle marque simplement la fin d’un feuilleton judiciaire ouvert depuis plusieurs mois, avec un joueur qui semble tourner la page pour se concentrer pleinement sur son nouveau chapitre sportif à Trabzonspor.


