Pour la première fois, une équipe olympique de réfugiés participe aux Jeux olympiques de la jeunesse. À Dakar, six jeunes athlètes vivant au Kenya et en Ouganda portent les couleurs du drapeau olympique, dans une édition qui marque aussi la première organisation d’un événement olympique sur le sol africain.
Une première historique
Les Jeux olympiques de la jeunesse de Dakar 2026 se déroulent du 31 octobre au 13 novembre. Ils réunissent environ 2 655 jeunes athlètes âgés de 14 à 17 ans, représentant 204 comités nationaux olympiques, ainsi que l’équipe olympique des réfugiés.
C’est la première fois qu’une équipe de réfugiés prend part à cette compétition. Dix ans après la création de la première équipe olympique des réfugiés aux Jeux de Rio en 2016, le mouvement olympique franchit une nouvelle étape en donnant une place aux jeunes déplacés sur la scène internationale.
Six jeunes, un même drapeau
La délégation réunit trois filles et trois garçons, âgés de 15 à 17 ans. Quatre vivent au Kenya et deux en Ouganda, après avoir fui leurs pays d’origine. Ils concourent en athlétisme, en judo et en taekwondo.
Arno Yafunga, Clément, Florence Masumbe, Lourance Numukiza, Nyataba et Rachid Rochene défendent ainsi les couleurs de millions de personnes déplacées à travers le monde. Lors de la cérémonie d’ouverture, Lourance Numukiza et Rachid Rochene ont porté le drapeau olympique, sous les applaudissements du public.
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Des débuts prometteurs
Le judoka Arno Yafunga a été le premier membre de l’équipe à entrer en compétition. Engagé dans la catégorie des moins de 55 kg, il a réalisé un beau parcours et s’est qualifié pour le combat disputant la médaille de bronze.
Malgré une défaite lors de cette dernière rencontre, son parcours a démontré le niveau de la délégation. Son exemple illustre la volonté de ces jeunes athlètes de transformer une histoire d’exil en opportunité sportive.

Un symbole pour l’Afrique
La présence de cette équipe à Dakar revêt une portée particulière. Les Jeux olympiques de la jeunesse 2026 sont les premiers à se tenir en Afrique, une étape majeure pour le continent et pour le Sénégal, pays hôte.
Au-delà des résultats, les six athlètes portent un message fort : le déplacement forcé ne doit pas effacer les rêves, les talents ni la dignité. Leur participation rappelle que le sport peut offrir une visibilité, une discipline et une perspective à des jeunes souvent privés de repères stables.
Une équipe dirigée par un pionnier
La délégation est conduite par Yiech Pur Biel, ancien athlète sud-soudanais ayant grandi dans le camp de réfugiés de Kakuma, au Kenya. Lui-même membre de la première équipe olympique des réfugiés aux Jeux de Rio en 2016, il accompagne aujourd’hui une nouvelle génération vers Dakar.
Cette transmission entre deux générations de sportifs réfugiés donne à l’aventure une dimension particulièrement forte. À Dakar, ces jeunes ne représentent pas seulement leur équipe : ils ouvrent une voie pour celles et ceux qui, demain, voudront eux aussi transformer l’épreuve de l’exil en ambition.


