Faire fuir des habitants en se déguisant en fantôme pour vider leur maison en toute tranquillité. À Ndjolé, un cambrioleur a tenté ce stratagème, jusqu’au jour où il est tombé sur une famille qui n’avait pas peur des fantômes.
L’histoire a de quoi faire sourire, mais elle est bien réelle. Selon le média gabonais Le Point241, elle s’est déroulée à Ndjolé, chef-lieu du département de l’Abanga-Bigné, dans la province du Moyen-Ogooué. Elle remonte à septembre 2022, et elle reste l’un des faits divers les plus étonnants venus du Gabon ces dernières années.
Un stratagème simple, mais efficace
D’après le récit rapporté par le média, un jeune homme avait pris l’habitude de s’introduire dans les maisons pendant la nuit pour voler. Pour éviter d’être dérangé, il avait trouvé une astuce. Il se présentait habillé en fantôme, avec un costume de foire ressemblant à ceux que l’on voit à Halloween.
Le scénario était toujours le même. L’apparition surgissait dans la nuit, les occupants prenaient peur et quittaient la maison en courant. Le voleur pouvait alors se servir à sa guise, sans personne pour l’arrêter. La peur faisait le travail à sa place.
Ce procédé a un avantage pour un cambrioleur. Il évite tout affrontement. Une victime terrorisée ne cherche pas à se battre. Elle cherche à se mettre à l’abri, et c’est exactement ce que le voleur espérait.
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Le jour où la ruse a échoué
Comme le dit le proverbe, il y a 99 jours pour le voleur et un seul pour le propriétaire. Ce jour est arrivé. Les policiers de Ndjolé ont fini par arrêter le suspect. Il a été interpellé au domicile d’une famille qui, cette fois, n’avait pas pris la fuite devant le déguisement.
Les suites judiciaires de l’affaire n’ont pas été détaillées dans les informations disponibles. Comme toujours, un suspect arrêté reste présumé innocent tant que la justice n’a pas tranché.

Pourquoi un tel stratagème peut fonctionner
Ce cas n’est pas isolé en Afrique. Cet été, un fait similaire a été rapporté au Zimbabwe. Là-bas, un cambrioleur se déguisait lui aussi en fantôme pour effrayer ses victimes. Selon la police, plusieurs habitants avaient pris peur et s’étaient éloignés, laissant le faux revenant se servir. Son aventure s’est arrêtée le jour où un propriétaire, réveillé par le bruit, a décidé de lui courir après. Des voisins l’ont rejoint, et le voleur a été remis à la police, toujours dans son costume.
Ces histoires montrent une chose. La peur de l’inconnu est un puissant moteur, et certains malfaiteurs savent l’exploiter. Dans de nombreuses sociétés, les croyances liées aux esprits sont profondes. Face à une silhouette blanche qui surgit la nuit, la première réaction est rarement de se demander s’il s’agit d’un déguisement.
Ce qu’il faut en retenir
Il ne s’agit pas de se moquer des victimes. Face à un inconnu qui entre chez soi la nuit, quel que soit son costume, la peur est normale. Quelques réflexes de bon sens peuvent toutefois aider.
D’abord, un inconnu masqué dans une maison est avant tout un intrus, pas un esprit. Ensuite, la meilleure réaction reste d’alerter les voisins et les forces de l’ordre, sans se mettre en danger. Enfin, le voisinage compte énormément. Dans les deux histoires, ce sont des habitants plus calmes, ou plus solidaires, qui ont mis fin aux exploits du faux fantôme.
Sur le plan légal, un déguisement ne change rien. Entrer dans une maison par effraction pour voler reste un délit, avec ou sans drap blanc.
Au final, l’affaire de Ndjolé rappelle qu’une ruse, même ingénieuse, finit toujours par se heurter à la réalité. Le jour où quelqu’un refuse d’avoir peur, le fantôme n’est plus qu’un voleur déguisé.


