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Lion imaginaire de Klobatèmé : que risque-t-on en diffusant de fausses informations au Togo ?

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Le gouvernement togolais a publié le 19 mai 2026, un communiqué conjoint en réaction à des informations relayées sur les réseaux sociaux faisant état de la présence supposée d’un lion blessé dans la localité de Klobatèmé dans la commune du Golfe 1 à Lomé.

Dans ce document signé par le ministre de la Sécurité, le colonel Calixte Batossie Madjoulba, et le ministre de l’Environnement, le professeur Komla Dodzi Kokoroko, les autorités indiquent avoir immédiatement déployé des opérations de vérification, de ratissage et de sécurisation dans la zone concernée, mobilisant les forces de sécurité et les agents des eaux et forêts.

Les analyses de prélèvements effectués sur les lieux n’ont révélé aucun élément permettant d’établir l’existence d’une matière organique d’origine animale.

Les autorités précisent par ailleurs que plusieurs individus soupçonnés d’être impliqués dans la diffusion de ces contenus font l’objet d’auditions par les services compétents.

Dans le même communiqué, le gouvernement dénonce la propagation de contenus assimilés à des actes de désinformation et de manipulation de l’opinion publique. Il rappelle que la diffusion de fausses informations, y compris celles générées par intelligence artificielle et susceptibles de troubler l’ordre public, expose leurs auteurs à des poursuites judiciaires.

Un arsenal juridique contre la désinformation

Au Togo, la diffusion de fausses informations est encadrée par plusieurs textes, notamment la loi sur la cybersécurité et la cybercriminalité, le Code pénal et le Code de la presse et de la communication.

À titre d’illustration, l’article 25 de la loi sur la cybersécurité et la cybercriminalité sanctionne la diffusion, via un système informatique, de fausses informations destinées à semer la panique ou à provoquer des troubles à l’ordre public.

Les auteurs reconnus coupables encourent une peine d’emprisonnement de un à trois ans, ainsi qu’une amende allant de un à trois millions de francs CFA.

Le Code pénal togolais prévoit également des sanctions contre la diffusion de fausses nouvelles, montages mensongers ou informations falsifiées susceptibles de troubler la paix publique. L’article 497 prévoit une peine de six mois à deux ans d’emprisonnement et une amende pouvant atteindre deux millions de francs CFA.

Enfin, le Code de la presse et de la communication, notamment en son article 153, sanctionne la diffusion d’informations contraires à la réalité lorsqu’elle vise à manipuler l’opinion publique ou à déformer les faits, avec des amendes pouvant aller de 500 000 à 1 000 000 de francs CFA.

Il est donc de bon ton de faire de la vérification des informations, un réflexe quotidien pour ne pas tomber sous le coup de la loi.

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