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Uranium : le Niger engage des poursuites judiciaires contre le groupe français Orano

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Le Niger a annoncé l’ouverture de poursuites judiciaires contre le groupe français Orano, qu’il accuse d’expropriation illégale et de graves atteintes à l’environnement. Cette décision marque une nouvelle étape dans le bras de fer qui oppose les autorités nigériennes à l’ancien partenaire stratégique français, sur fond de reprise en main des ressources minières du pays.

L’annonce a été faite mercredi par le ministre nigérien de la Justice, Alio Daouda. Selon lui, des procédures seront engagées aussi bien devant les juridictions nationales que devant des instances étrangères. L’objectif de Niamey est d’obtenir la condamnation du groupe français ainsi que la réparation des préjudices subis par l’État nigérien, notamment sur les plans environnemental, sanitaire et économique.

Dès le mois de décembre, il avait dénoncé ce qu’il qualifiait de « désastre écologique », allant jusqu’à parler de « crimes de masse ». Selon les autorités, près de 400 tonneaux de carottes radioactives auraient été découverts sur un site minier, sans mesures de sécurité adéquates.

Avant cette décision, le groupe français détenait 63,4 % du capital, contre 36,6 % pour l’État nigérien. Le pouvoir de Niamey justifie cette mesure par la nécessité de reprendre le contrôle d’un secteur stratégique jugé vital pour la souveraineté nationale.

De son côté, Orano rejette les accusations portées par le Niger et affirme avoir été victime d’une expropriation illégale. Le groupe français a engagé plusieurs procédures internationales contre l’État nigérien et soutient qu’une décision de justice lui a déjà été favorable.

En septembre, Orano a par ailleurs révélé qu’un chargement d’au moins 1 000 tonnes de yellow cake, un concentré d’uranium, avait quitté le site de la Somaïr à Arlit, dans le nord du pays.

Ce stock est actuellement bloqué à l’aéroport de Niamey, un site récemment visé par une attaque jihadiste revendiquée par l’État islamique dans la nuit du 28 au 29 janvier, une première dans la capitale nigérienne. Orano estime la valeur de ce chargement à environ 300 millions d’euros et a averti qu’il poursuivrait en justice toute entité qui tenterait de s’en emparer.

Aida Rachel KOUMONDJI (stagiaire)

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