Le général Muhoozi Kainerugaba, chef de l’armée ougandaise et fils du président Yoweri Museveni, a publié une série de messages sur les réseaux sociaux dans lesquels il accusait l’ambassade des États-Unis à Kampala d’avoir aidé le leader de l’opposition, BobiWine, à échapper aux autorités après les élections contestées de janvier 2026.
Il avait même annoncé la suspension de toute coopération militaire entre l’Ouganda et les États-Unis, une décision susceptible d’affecter plusieurs opérations conjointes, notamment en matière de sécurité régionale, en particulier en Somalie.
Au cœur des critiques internationales figure le général Muhoozi Kainerugaba, fils du président Museveni, qui a provoqué l’indignation après avoir revendiqué publiquement la mort de 22 partisans du principal parti d’opposition, la National Unity Platform (NUP), qu’il a qualifiés de « terroristes ».
Répondant aux appels à des sanctions, le général Kainerugaba a adopté un ton défiant, affirmant que toute mesure punitive américaine entraînerait une riposte équivalente.
« Si certains fauteurs de troubles aux États-Unis nous sanctionnent, moi ou l’Ouganda, pour quelque raison que ce soit, nous riposterons en les sanctionnant également », a-t-il déclaré.
Quelques heures plus tard, le général est revenu sur ses propos. Il a supprimé ses publications, reconnu avoir été mal informé et présenté des excuses publiques au gouvernement américain.
Muhoozi Kainerugaba a ensuite assuré vouloir maintenir de bonnes relations avec Washington, précisant que la coopération militaire entre les deux pays se poursuivrait normalement.
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