Après avoir pris le pouvoir par un coup d’État post-électoral en novembre 2025, le régime militaire de Guinée-Bissau durcit le contrôle de l’espace public. Dans un communiqué daté du 9 janvier 2026, le Haut commandement militaire annonce l’interdiction stricte de toute conférence de presse ou déclaration publique sans autorisation préalable, invoquant la nécessité de préserver la paix et la cohésion sociale.
Selon les autorités de transition, cette décision vise à contrer des initiatives jugées menaçantes pour l’ordre public. « Certains individus et groupes ethniques, notamment des personnalités politiques, ont organisé des réunions secrètes et s’en sont servis pour inciter à la violence et à la désobéissance », selon le régime militaire, faisant référence à des actes contraires à la Charte de transition.
Le ton se veut ferme : toute personne ou organisation contestant l’autorité en place s’expose à des sanctions sévères, précise le communiqué.
Pour rappel, l’armée a renversé le président Umaro Sissoco Embaló le 26 novembre 2025, peu après l’élection présidentielle.
Début décembre, les militaires avaient déjà alerté sur un risque de guerre civile à caractère ethnique, dans un pays marqué par l’instabilité chronique. Cette nouvelle interdiction suscite toutefois des inquiétudes sur le respect des libertés publiques et la place du débat démocratique durant la période de transition.
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