Deviens membre !

Nous vous enverrons au moins deux (2) par semaines des nouvelles et opportunités

― Advertisement ―

spot_img
AccueilAfriqueSuspension des réseaux sociaux : une délégation de TikTok attendue au Gabon

Suspension des réseaux sociaux : une délégation de TikTok attendue au Gabon

spot_img

Une délégation de TikTok est attendue prochainement à Libreville pour échanger avec la Haute autorité de la communication, à la suite de la suspension des réseaux sociaux sur l’ensemble du territoire gabonais. Cette mission vise à ouvrir un cadre de dialogue après la décision du régulateur, annoncée le 17 février 2026, de bloquer l’accès à plusieurs plateformes numériques.

Dans une correspondance adressée au président de la HAC, Germain Ngoyo Moussavou, le directeur des Politiques publiques et des Relations institutionnelles de TikTok Afrique francophone, Nshingu Kazadi, a indiqué « prendre acte » de la mesure. La plateforme affirme comprendre les préoccupations des autorités, notamment au regard de la loi n°019/2016 du 09 août 2016 portant Code de la communication.

La décision de suspension concerne notamment TikTok, mais aussi YouTube et Facebook. Les autorités gabonaises précisent qu’il ne s’agit pas d’une coupure générale d’internet, mais d’une restriction ciblée de l’accès et de l’utilisation de ces réseaux sociaux.

Elles invoquent la recrudescence de contenus jugés diffamatoires, haineux ou attentatoires à la cohésion sociale et à la sécurité nationale.

Face à cette situation, TikTok propose de renforcer la modération des contenus diffusés au Gabon. La plateforme suggère notamment d’intégrer la HAC à son dispositif baptisé TikTok Safety Enforcement Tool, un mécanisme permettant un signalement prioritaire des contenus considérés comme sensibles ou contraires à la législation nationale.

Elle propose également la transmission d’URL litigieuses et l’élaboration d’une liste de mots-clés sensibles afin d’améliorer la détection automatisée.

La mission annoncée à Libreville aura pour objectif de discuter des modalités concrètes de mise en œuvre de ces propositions et d’explorer les conditions d’une éventuelle levée de la suspension. Elle pourrait marquer une étape décisive dans les relations entre les plateformes numériques internationales et les autorités de régulation en Afrique centrale.

Les échanges attendus à Libreville pourraient ainsi servir de test pour un nouveau modèle de coopération entre pouvoirs publics et réseaux sociaux sur le continent africain.

Aida Rachel KOUMONDJI (stagiaire)

Articles simailaires