Reçue en audience le mardi 20 janvier par le ministre burkinabè de la Sécurité, Mahamadou Sana, l’ambassadrice des États-Unis d’Amérique, Joann Lockard, a réaffirmé l’engagement de Washington à accompagner la vision sécuritaire du Burkina Faso pour l’année 2026.
Le renforcement de la coopération sécuritaire entre Ouagadougou et Washington a été au cœur des échanges entre les deux personnalités. Cette rencontre de haut niveau a permis à la diplomate américaine de réitérer la position constante de son pays face aux défis sécuritaires auxquels le Burkina Faso est confronté.
« Les États-Unis resteront toujours aux côtés du Burkina Faso, et notre priorité demeure la sécurité », a déclaré Mme Lockard à l’issue de l’audience.
Selon l’ambassadrice, cette rencontre visait à mieux comprendre la vision nationale du Burkina Faso afin d’identifier les axes prioritaires pour un accompagnement plus efficace au cours de l’année 2026. Saluant une coopération jugée « fructueuse » en 2025, elle a également présenté ses vœux de Nouvel An aux autorités sécuritaires burkinabè, tout en mettant en avant la qualité du partenariat bilatéral.
De son côté, le ministre Mahamadou Sana s’est félicité de l’excellence des relations entre les deux pays. Il a réaffirmé la volonté du Burkina Faso de consolider un partenariat fondé sur la sincérité, l’amitié durable et le respect mutuel, tout en veillant à ce que l’appui américain soit strictement aligné sur les priorités stratégiques nationales en matière de défense et de sécurité.
Cette coopération sécuritaire intervient toutefois dans un contexte diplomatique marqué par des tensions liées aux visas. Le Burkina Faso a annoncé, le 30 décembre dernier, l’application de mesures de réciprocité à l’encontre des ressortissants américains, en réponse aux restrictions imposées par Washington à ses citoyens depuis le 16 décembre.
Malgré ces tensions, les autorités burkinabè ont réaffirmé leur attachement au respect mutuel, à l’égalité souveraine des États et au principe de réciprocité dans les relations internationales, tout en se disant ouvertes à une coopération fondée sur le respect des intérêts réciproques.
Le Mali et le Niger ont adopté des positions similaires face aux restrictions américaines.
Aida Rachel KOUMONDJI (stagiaire)




