Au Cameroun, les électeurs seront appelés aux urnes en octobre 2025 pour choisir leur président. Mais alors que cette échéance se rapproche, Paul Biya, qui dirige le pays depuis plus de 40 ans, se fait rare sur la scène publique. Cette absence prolongée attire l’attention et nourrit de vifs questionnements.
Alors que, selon la loi électorale camerounaise, l’élection présidentielle doit se tenir entre 20 et 50 jours avant la fin du mandat du chef de l’État, la dernière apparition publique de Paul Biya remonte à une rencontre avec le Nonce apostolique du Vatican. De leur côté, les prétendants à la magistrature suprême intensifient leurs activités politiques. Ils multiplient les rassemblements, dévoilent leurs programmes et promettent des changements pour séduire l’opinion publique. Cette effervescence contraste fortement avec le silence de Paul Biya, dont l’absence prolongée jette une ombre sur le processus électoral et accentue l’incertitude entourant la campagne à venir.
Le silence prolongé de Paul Biya fait beaucoup parler. Son absence alimente les rumeurs sur son état de santé, un sujet dont on parle rarement avec clarté dans plusieurs pays africains. Au Cameroun, cette situation intrigue encore plus, car à quelques mois de la présidentielle, les électeurs attendent de savoir si leur chef de l’État sera candidat. Certains se demandent donc non seulement s’il est en mesure de gouverner, mais aussi s’il a vraiment l’intention de se représenter. Cette incertitude entretient un climat de doute qui pèse sur la vie politique du pays.
Aida Rachel KOUMONDJI (stagiaire)