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Nigéria : les raffineries publiques jugées non viables malgré les réformes

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Au Nigéria, l’ancien président Olusegun Obasanjo a livré un constat sans appel sur l’état des raffineries publiques, estimant qu’elles ne pourront jamais fonctionner efficacement malgré les tentatives de réforme engagées par les autorités.

Lors d’une interview télévisée, Olusegun Obasanjo a affirmé que les raffineries d’État, notamment celles de Port Harcourt, Warri et Kaduna, sont vouées à l’échec. Selon lui, les efforts de la Nigerian National Petroleum Company Limited pour trouver des partenaires techniques ne suffiront pas à inverser la tendance.

L’ancien chef d’État explique cette situation par plusieurs facteurs : la vétusté des installations, leur faible capacité de production par rapport aux standards internationaux, ainsi qu’un manque chronique d’entretien. À cela s’ajoutent des pratiques de mauvaise gestion et des soupçons persistants de corruption, qui freinent toute tentative de relance durable.

Revenant sur son passage au pouvoir, Obasanjo a indiqué avoir sollicité des acteurs majeurs du secteur, notamment Shell, pour reprendre la gestion des raffineries. Mais ces derniers ont décliné l’offre, évoquant un secteur peu rentable et trop risqué dans le contexte nigérian.

Il a également révélé qu’un accord avait été trouvé avec l’homme d’affaires Aliko Dangote pour la reprise partielle de certaines installations. Cependant, ce projet a été abandonné après un changement de pouvoir, sous pression de la compagnie pétrolière nationale.

Quels enjeux pour le secteur pétrolier ?

Aujourd’hui, cette situation soulève des questions majeures pour le Nigéria, premier producteur de pétrole en Afrique. Malgré ses ressources abondantes, le pays reste fortement dépendant des importations de produits raffinés, faute d’infrastructures locales performantes.

Pour Obasanjo, seule une réforme en profondeur, notamment à travers des partenariats public-privé efficaces, pourrait redonner un souffle au secteur. Mais en l’absence de changements structurels, les raffineries publiques semblent condamnées à rester non viables.

Aïda Rachel KOUMONDJI (stagiaire)

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