Le gouvernement malien a annoncé, vendredi, qu’il n’engagerait aucune négociation avec les groupes djihadistes actifs dans le pays, malgré la montée des violences autour de Bamako. Les autorités accusent ces groupes armés d’être responsables des attaques visant les populations civiles et les forces de défense.
Le ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a affirmé que la transition dirigée par Assimi Goïta restait ferme face aux groupes armés liés au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM).
Depuis plusieurs jours, des combattants djihadistes bloquent plusieurs routes stratégiques menant à la capitale malienne. Des véhicules de transport et des convois de marchandises ont été incendiés, compliquant l’approvisionnement de Bamako en produits de première nécessité.
Cette dégradation sécuritaire intervient après les offensives coordonnées des 25 et 26 avril menées par le JNIM et le Front de libération de l’Azawad dans plusieurs localités du nord du Mali.
Face à cette situation, les inquiétudes humanitaires augmentent dans le pays. Des arrestations de militaires et d’opposants auraient également été signalées dans certaines zones contrôlées par la junte.
Malgré la pression sécuritaire croissante, les autorités maliennes maintiennent leur refus de tout dialogue avec les groupes djihadistes, privilégiant une réponse militaire à la crise.
Aida Rachel KOUMONDJI (stagiaire)




