Le président John Dramani Mahama a appelé à la retenue et au dialogue dans le débat national en cours sur les questions LGBTQ+, déclarant que si le sujet est important, il ne constitue pas la priorité la plus urgente du pays.
S’exprimant lors d’un dialogue présidentiel avec des organisations de la société civile à Jubilee House à Accra, le lundi 30 mars, le président a qualifié la question de sensible et chargée d’émotion, même dans les sociétés aux traditions libérales bien ancrées. Il a exhorté les parties prenantes à aborder les discussions avec calme et respect des valeurs ghanéennes.
« J’ai expliqué lors de ma récente intervention auprès du Conseil des affaires mondiales que ce n’est pas le problème le plus important auquel nous sommes confrontés en tant que nation. Nous sommes toujours aux prises avec la question de la satisfaction des besoins fondamentaux en matière d’éducation, de soins de santé, d’emploi, de nourriture, de vêtements et de logement », a-t-il déclaré.
Le président a fait savoir que le gouvernement restait déterminé à relever les principaux défis socio-économiques, notamment en améliorant l’accès aux services essentiels et en créant des opportunités d’emploi.
Il a noté que le débat en cours au Parlement concernant une proposition de loi d’initiative parlementaire reflète un large éventail d’opinions au sein de la société ghanéenne, ajoutant que toute décision doit être guidée par la Constitution et le respect des droits de l’homme.
Le président Mahama a également pris en compte les réactions internationales à la gestion de cette question par le Ghana, notamment les décisions prises par certaines institutions étrangères, et a souligné l’importance de maintenir un dialogue constructif.
« Ces développements soulignent l’importance d’un dialogue continu et d’un respect mutuel, ainsi que de la nécessité d’inscrire nos décisions nationales dans notre contexte constitutionnel et culturel. Le Ghana continuera de défendre ses valeurs démocratiques tout en collaborant de manière constructive avec la communauté internationale », a-t-il ajouté.
Ces commentaires interviennent dans un contexte de débat public accru sur les droits des personnes LGBTQ+ au Ghana, les organisations de la société civile, les instances religieuses et les décideurs politiques exprimant des points de vue divergents sur la législation proposée.
Avec Graphic online
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