Le ministre de l’environnement, Dodji Komla Kokoroko a annoncé par voie de communiqué ce mercredi 18 mars 2026, l’entrée en vigueur d’un arrêté ministériel du 17 mars 2026 fixant les modalités d’obtention des attestations, autorisations, agréments, permis et laissez-passer dans le secteur forestier.
Le texte s’inscrit dans la volonté affirmée du Gouvernement de renforcer le cadre juridique de gestion des ressources forestières aux fins de gestion durable et rationnelle desdites ressources, d’extension du couvert forestier et d’amélioration du climat des affaires à travers la réduction des délais de traitement des demandes.
À cet effet, ledit arrêté détaille les conditions et procédures d’obtention des différents actes administratifs, notamment : les attestations de reboisement, les autorisations de coupe, de transport, d’ouverture de dépôts de bois et de scieries, les agréments d’importateurs et d’exportateurs, les permis d’importation, d’exportation et de réexportation des produits forestiers ligneux, ainsi que les permis de circulation et les laissez-passer.
Ce texte introduit également des réformes substantielles visant à simplifier les procédures, à réduire les délais de délivrance des actes et à renforcer la cohérence des interventions entre les services de l’administration forestière. Il vise à améliorer la transparence et l’efficacité dans la gestion des activités liées à l’exploitation des produits forestiers ligneux. Il vient en complément d’un précédent circulaire du 13 mars 2026 relative à la délivrance d’autorisation de coupe limitée d’arbres dans les domaines privés.
Par ailleurs, le ministère précise que les autorisations délivrées antérieurement à l’entrée en vigueur du présent arrêté demeurent valables jusqu’à leur date d’expiration. Toutefois, les propriétaires de dépôts de bois et de scieries ne disposant pas encore d’autorisations d’ouverture sont tenus de se conformer aux nouvelles dispositions dans un délai de quarante-cinq (45) jours à compter de la date de publication du présent communiqué.
Cette décision intervient dans un contexte environnemental toujours préoccupant. Selon les données de Global Forest Watch, le Togo a perdu environ 12 000 hectares de forêts naturelles en 2024, entraînant l’émission de près de 5,8 millions de tonnes de CO₂.
Parallèlement, les efforts de reboisement se poursuivent. En 2024, le pays a planté plus de 9,14 millions d’arbres, couvrant une superficie d’environ 11 544 hectares, dans le cadre de son ambition d’atteindre 25 % de couverture forestière d’ici 2030.
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