Plus de 50 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes le 1er juin 2026 en Éthiopie pour des élections législatives décisives, dans un contexte marqué par des tensions sécuritaires persistantes et des divisions politiques. Ce scrutin doit permettre de renouveler les députés du Parlement, qui auront ensuite la charge de désigner le futur Premier ministre du pays. Le chef du gouvernement sortant, Abiy Ahmed, au pouvoir depuis 2018, brigue un nouveau mandat.
Un scrutin largement favorable au parti au pouvoir
Le parti du Premier ministre, le Parti de la prospérité, est donné favori de cette élection. Lors du précédent scrutin en 2021, la formation d’Abiy Ahmed avait remporté environ 96% des sièges du Parlement. Cette année encore, plusieurs analystes estiment que le vote pourrait être l’un des moins compétitifs depuis l’introduction du multipartisme en 1991, en raison d’une opposition fragmentée, affaiblie par des divisions internes et un manque de moyens. Dans certaines circonscriptions, le parti au pouvoir se présente même sans adversaire.
Une élection sous surveillance internationale
Des observateurs de l’Union africaine et de l’Autorité intergouvernementale pour le développement suivent le déroulement du vote. En revanche, selon plusieurs médias, le gouvernement éthiopien n’a pas accepté une mission d’observation électorale proposée par l’Union européenne.
Les résultats officiels du scrutin sont attendus dans les prochains jours et devraient confirmer ou non le maintien au pouvoir d’Abiy Ahmed pour un nouveau mandat.
Aida Rachel KOUMONDJI ( stagiaire)




