Deviens membre !

Nous vous enverrons au moins deux (2) par semaines des nouvelles et opportunités

― PUBLICITE ―

spot_img
AccueilSportsCAN : la CAF pourrait revenir sur sa décision de passer à...

CAN : la CAF pourrait revenir sur sa décision de passer à quatre ans

La Confédération africaine de football étudie un retour à une Coupe d’Afrique des nations organisée tous les deux ans. Dix mois après avoir annoncé un grand changement, elle semble déjà hésiter.

Le sujet a refait surface vendredi 9 octobre 2026, lors de la conférence stratégique de la CAF au Cap-Vert. Le président Patrice Motsepe a confirmé que l’instance examinait cette possibilité. Il n’a toutefois annoncé aucune décision définitive.

Une réforme annoncée en décembre 2025

Tout part de décembre 2025. À Rabat, Patrice Motsepe annonce que la CAN se jouera désormais tous les quatre ans à partir de 2028. Il la compare à l’Euro et à la Coupe du monde.

Jusque-là, la compétition avait lieu tous les deux ans depuis 1968, avec quelques ajustements de calendrier. Elle existe depuis 1957. Ce rythme faisait partie de la vie des supporters africains.

La CAF avait aussi prévu une Ligue des nations africaine à partir de 2029. Elle devait remplir le vide laissé entre deux CAN. L’idée était de proposer plus de matchs de qualité et de mieux protéger le calendrier des joueurs.

Pourquoi cette réforme a fait polémique

La décision a tout de suite provoqué de vives critiques sur le continent. Supporters, anciens joueurs et observateurs y ont vu une perte pour le football africain.

Plusieurs arguments revenaient souvent. Une CAN moins fréquente réduit la visibilité des sélections. Elle diminue aussi les revenus liés à la compétition, comme les droits télé et les contrats de sponsoring.

Lire aussi : CAN 2027 Hervé Renard dévoile une liste rajeunie

Il y a aussi la question des infrastructures. Organiser une CAN tous les deux ans a souvent poussé des pays à construire ou rénover des stades, des routes, des aéroports et des hôtels. Avec un rythme de quatre ans, ces investissements auraient été plus rares.

Pour les clubs européens, en revanche, le changement avait un avantage. Les joueurs africains quittent leur club en plein hiver pour disputer la CAN. Avec une édition tous les quatre ans, ces départs deviennent moins fréquents.

Un revirement possible, des questions ouvertes

Selon le journaliste Romain Molina, ce possible retour en arrière serait lié à un conflit entre la FIFA et l’UEFA. Cette lecture n’est pas confirmée officiellement. L’idée est simple. Si la FIFA et les clubs européens se disputent, la FIFA pourrait ne plus s’opposer à une CAN biennale.

D’autres éléments circulent aussi. Le quotidien britannique The Guardian avait révélé en août que le changement de rythme compliquait les discussions commerciales de la CAF. Une partie de ses revenus dépend en effet de l’organisation régulière de ses compétitions.

Crédit photo : Google

Le même journal a affirmé qu’un vote du comité exécutif pourrait avoir lieu, au moment de la réunion tenue au Cap-Vert. À ce stade, rien n’a été officialisé. Certains sites ont déjà titré que la CAN resterait tous les deux ans, mais cette information n’est pas confirmée par la CAF.

Le calendrier actuel prévoyait des éditions en 2027 et 2028, puis une nouvelle CAN en 2032. Si la CAF revient sur sa décision, tout serait à revoir. Les dates, les pays hôtes et la place de la future Ligue des nations africaine devraient être redéfinis.

Les fédérations nationales, elles, attendent des réponses claires. Elles doivent préparer leurs sélections, leurs stades et leurs budgets. Un changement de cap tardif crée de l’incertitude pour tout le monde.

Il faut aussi tenir compte des diffuseurs et des sponsors. Ils signent des contrats pour plusieurs années et ont besoin de savoir quand la compétition aura lieu. Un calendrier qui change régulièrement fragilise la confiance.

La CAF dit étudier un retour à la CAN tous les deux ans, mais aucune décision officielle n’a été annoncée. Les raisons évoquées touchent à l’argent, au poids du football africain face à l’Europe et à la pression des supporters.

Ce possible revirement montre aussi une réalité plus large. Les grandes réformes du football se décident rarement seulement sur le terrain. Elles dépendent des revenus, des alliances et des rapports de force avec la FIFA et l’Europe.

Pour les supporters, la question est plus simple. Ils veulent savoir si leur grand rendez-vous reviendra tous les deux ans. La réponse devrait arriver dans les prochaines semaines, avec une annonce officielle de la CAF.

Articles simailaires