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CAN 2027 : le Ghana se sépare-t-il déjà de Carlos Queiroz ?

La réponse est oui. La Fédération ghanéenne de football et Carlos Queiroz ont mis fin à leur collaboration le jeudi 1er octobre 2026, après deux défaites en deux matchs dans les éliminatoires de la CAN 2027.

Deux défaites et une séparation éclair

Tout est allé très vite. Les Black Stars ont d’abord perdu 2 buts à 0 en Côte d’Ivoire. Quelques jours plus tard, ils ont reçu la Gambie à domicile. Le Ghana menait pourtant 2 buts à 0 grâce à Ernest Nuamah et à Félix Afena Gyan. Il a fini par s’incliner 4 buts à 2.

Résultat, l’équipe est dernière du groupe C avec zéro point après deux matchs sur six. Dans un groupe de quatre équipes, la marge d’erreur est déjà très mince.

Après la défaite contre la Gambie, Carlos Queiroz avait refusé de démissionner. Face aux journalistes ghanéens, il avait expliqué qu’il serait le premier à partir si son départ pouvait changer la situation du football au Ghana. Il avait aussi présenté des excuses aux supporters. Il promettait une équipe mieux préparée et mieux organisée pour les prochains matchs.

Le lendemain, la situation a changé. La fédération a annoncé la fin de leur collaboration d’un commun accord. Plusieurs médias parlent d’un limogeage. Le communiqué, lui, évoque une séparation dans un esprit de respect mutuel. Dans les faits, les résultats ont pesé très lourd.

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Un parcours bref et en dents de scie

Carlos Queiroz a 73 ans. Ce technicien portugais connaît bien le football africain. Il a dirigé l’Afrique du Sud et l’Égypte. Avec l’Égypte, il a atteint la finale de la CAN lors de l’édition disputée au Cameroun, perdue face au Sénégal.

Il était arrivé à la tête des Black Stars pour la Coupe du monde 2026, après le départ d’Otto Addo. Le Ghana avait atteint les seizièmes de finale du tournoi. Queiroz avait ensuite quitté son poste. La fédération l’avait rappelé pour conduire la campagne de qualification à la CAN 2027.

Cette deuxième période n’aura donc duré que deux matchs. La séparation intervient quelques mois seulement après son arrivée.

Il existe des circonstances atténuantes. Plusieurs cadres étaient absents, comme Mohammed Kudus, Antoine Semenyo et Jordan Ayew. Sans eux, l’équipe a manqué d’expérience et de poids offensif. Mais ces absences ne suffisent pas à tout expliquer. Selon certains médias, l’équipe n’a pas non plus trouvé d’équilibre tactique solide, ni retrouvé une dynamique de victoires. Dans un groupe aussi serré, deux défaites d’entrée ne pardonnent pas.

Quelle suite pour les Black Stars ?

La fédération avait fait un pari en rappelant Queiroz. Elle misait sur son expérience, sa discipline et sa connaissance des grands rendez vous. Le pari n’a pas tenu. Cette séparation ouvre désormais une autre période d’incertitude pour le football ghanéen, très attendu par ses supporters.

Le temps presse. Le Ghana jouera deux matchs contre la Somalie en novembre. La fédération cherche déjà un successeur en coulisses. Elle devra le nommer vite, pour qu’il ait le temps de préparer ces rendez-vous.

La qualification reste possible. Il reste quatre matchs et beaucoup de points à prendre. Mais la route est devenue difficile. La CAN 2027 doit se tenir au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda. Le Ghana, quatre fois champion d’Afrique, voit ressurgir le risque de manquer une deuxième CAN de suite.

Une question reste ouverte. Changer d’entraîneur après deux matchs seulement est une décision lourde. Ses partisans répondent que chaque point compte et qu’un électrochoc peut sauver une campagne. Les sceptiques répondent qu’un nouveau sélectionneur arrive avec très peu de jours de travail. Il doit connaître les joueurs, installer ses idées et gérer les retours des absents.

Il faut aussi penser à l’image. Une séparation aussi rapide fragilise la confiance entre les joueurs, le staff et les supporters. Elle oblige la fédération à prouver qu’elle a un projet, et pas seulement un nom à proposer.

Le calendrier est aussi un facteur. Les fenêtres internationales sont courtes. Un sélectionneur ne voit son groupe que quelques jours à la fois. Dans ce cadre, la stabilité du staff et la préparation des joueurs comptent autant que le choix du nom.

Les supporters, eux, attendent surtout une réaction sur le terrain. Les deux matchs contre la Somalie ressemblent déjà à un test de caractère. Le prochain sélectionneur aura la mission de redonner confiance à un groupe qui vient de subir deux coups durs d’affilée.

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