Deux chefs d’État. Un siège des Nations unies. Une rencontre qui mêle diplomatie bilatérale et grande manœuvre internationale.
Une rencontre en marge de l’Assemblée générale
Mardi 22 septembre 2026, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye s’entretient avec son homologue français Emmanuel Macron. La rencontre se tient au siège des Nations unies, à New York.
Cet échange intervient après l’ouverture de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies. Cette semaine de haut niveau réunit de nombreux chefs d’État et de gouvernement du monde entier, jusqu’au 28 septembre.
Pour Bassirou Diomaye Faye, cette rencontre s’inscrit dans une séquence diplomatique particulièrement chargée. Le président sénégalais multiplie les audiences à New York. Avant de retrouver Emmanuel Macron, il s’était déjà entretenu avec son homologue burundais, Évariste Ndayishimiye.
Selon la présidence sénégalaise, les deux dirigeants ont passé en revue le partenariat entre le Sénégal et la France. Ils ont également évoqué les perspectives permettant d’approfondir davantage cette coopération bilatérale.
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Le partenariat franco sénégalais au cœur des discussions
Les échanges entre les deux présidents ne se limitent pas aux seules relations bilatérales. Diomaye Faye et Macron partagent aussi leurs analyses sur la situation internationale. Les questions de paix et de sécurité occupent une place importante dans leurs discussions.
À l’issue de cette rencontre, les deux chefs d’État réaffirment leur attachement commun à la Charte des Nations unies. Ils insistent également sur l’importance du règlement pacifique des différends à l’échelle mondiale.
Cette séquence intervient à un moment où le Sénégal poursuit une redéfinition de plusieurs axes de sa coopération internationale. Le contexte donne donc une dimension particulière à ces échanges avec la France, ancienne puissance coloniale du pays.

La succession à la tête de l’ONU s’invite dans les échanges
Un sujet donne une portée toute particulière à cette rencontre. Il s’agit de l’élection du prochain secrétaire général des Nations unies. L’actuel titulaire du poste, António Guterres, doit quitter ses fonctions à la fin de son second mandat, le 31 décembre 2026.
Parmi les candidats à sa succession figure l’ancien président sénégalais Macky Sall. Sa candidature a été officiellement enregistrée auprès des Nations unies le 2 mars 2026.
La procédure de désignation prévoit que le Conseil de sécurité recommande un nom à l’Assemblée générale, qui procède ensuite à la nomination finale. Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité, dont la France, disposent chacun d’un droit de veto dans ce processus.
Le fait que ce sujet ait été abordé entre les deux présidents prend donc une dimension particulière pour Dakar. Un éventuel soutien de Paris pourrait en effet peser dans cette course à la succession de António Guterres.
Cette rencontre illustre ainsi la façon dont les enjeux bilatéraux et les grandes manœuvres diplomatiques internationales peuvent se croiser en marge d’un même sommet. Pour le Sénégal, l’Assemblée générale des Nations unies constitue une occasion précieuse de faire avancer plusieurs dossiers stratégiques en un temps très court, entre rencontres bilatérales et discussions sur les grands équilibres du monde.


