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Le Burkina Faso et le Mali réaffirment leur soutien au Niger

Trois semaines après une nuit de chaos dans la capitale nigérienne, les alliés du Sahel ont tenu à envoyer un message clair. Une délégation de haut niveau s’est déplacée en personne pour affirmer sa solidarité.

Une délégation de poids reçue à Niamey

Le vendredi 18 septembre 2026, le président nigérien, le général d’armée Abdourahamane Tiani, a reçu à son cabinet une délégation ministérielle du Burkina Faso et du Mali. Cette mission avait été mandatée directement par le capitaine Ibrahim Traoré, président du Burkina Faso et actuel président en exercice de la Confédération des États du Sahel.

La délégation réunissait des personnalités de premier plan. Le Burkina Faso était représenté par son ministre d’État chargé de la Défense, le général de division Célestin Simporé, ainsi que par son ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré. Le Mali avait envoyé son chef de la diplomatie, Abdoulaye Diop, accompagné du général de division Oumar Diarra, ministre délégué auprès du ministre de la Défense.

Cette rencontre s’est tenue au Palais de la présidence, en présence du ministre nigérien de la Défense, le général d’armée Salifou Mody, et du chef de la diplomatie nigérienne, Bakary Yaou Sangaré. La délégation a également été reçue par le Premier ministre nigérien, Ali Mahaman Lamine Zeine.

Un message de solidarité après une nuit difficile

L’objet de cette visite était clair. Transmettre le soutien des dirigeants et des peuples du Burkina Faso et du Mali aux autorités et à la population nigérienne, après les événements survenus à Niamey dans la nuit du 28 au 29 août 2026.

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Cette nuit là, une faction de soldats nigériens avait tenté de s’emparer de plusieurs points stratégiques de la capitale, dont la base aérienne 101 de l’aéroport international. Les forces loyales au pouvoir en place avaient repris le contrôle du site dès le lendemain.

Devant la presse, le chef de la délégation a résumé la portée de cet échec en une phrase forte. Avec l’aide de Dieu et la vaillance des forces loyalistes nigériennes, un coup d’arrêt a été porté à cette tentative de déstabilisation. Le représentant burkinabè a également présenté ses condoléances aux familles des membres des forces loyalistes tombés lors de ces événements.

En retour, le président nigérien a chaleureusement remercié ses partenaires sahéliens et les a chargés de transmettre ses salutations personnelles à ses homologues malien et burkinabè, le capitaine Ibrahim Traoré et le colonel Assimi Goïta.

Un appel à renforcer l’union entre les trois pays

Au delà du simple geste de solidarité, cette visite portait aussi un message politique plus large. Les représentants des deux pays ont profité de l’occasion pour appeler à un renforcement de la Confédération des États du Sahel, l’alliance née de l’union du Mali, du Burkina Faso et du Niger.

Selon le chef de la délégation, cet épisode souligne la nécessité de poursuivre la consolidation de cette confédération, présentée par les trois régimes militaires comme le socle de leur souveraineté commune face aux pressions extérieures.

Cette solidarité affichée intervient dans un climat régional sous forte tension. Les autorités nigériennes avaient, dès les premiers jours suivant la tentative de déstabilisation, annoncé la constitution d’une documentation conséquente sur cette affaire, se réservant le droit d’engager des poursuites devant la justice internationale contre toute personne dont l’implication viendrait à être établie.

Sur le terrain, la mobilisation citoyenne s’est également manifestée. Le mouvement nigérien M62 avait réclamé, dès la fin du mois d’août, une justice implacable contre les auteurs et les commanditaires présumés de cette opération, tout en réaffirmant sa loyauté envers les autorités en place.

Trois semaines après les faits, cette visite ministérielle conjointe du Burkina Faso et du Mali confirme que les trois pays de l’AES entendent afficher un front commun face à toute menace visant l’un de leurs membres, quelle que soit son origine.

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