Quinze ans après la chute de Mouammar Kadhafi, la Libye reste coupée en deux. Le pays n’a jamais retrouvé de véritable stabilité.
Tout commence en 2011. Une révolte populaire, soutenue par l’OTAN, renverse Mouammar Kadhafi après plus de 40 ans de pouvoir. Le dirigeant est capturé et tué en octobre de la même année. Son départ laisse un vide immense, aussitôt rempli par des milices armées locales.
Des élections sont organisées dès 2012 pour former un gouvernement de transition. Mais le vrai pouvoir reste entre les mains de groupes armés. Les tensions dégénèrent rapidement. Un accord politique est signé fin 2015, sans réussir à ramener une paix durable.
Un pays coupé en deux
Aujourd’hui encore, la Libye vit sous deux autorités rivales. À Tripoli, le Gouvernement d’union nationale est reconnu par les Nations unies. À l’est, l’Armée nationale libyenne du maréchal Khalifa Haftar contrôle une grande partie du territoire, avec son propre gouvernement à Benghazi.
Les élections nationales, promises depuis des années, n’ont jamais eu lieu. Le scrutin prévu en décembre 2021 a été annulé. Depuis, les acteurs politiques n’arrivent pas à s’entendre sur les règles d’un nouveau vote.
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Des tentatives de rapprochement militaire
Des signes d’apaisement apparaissent malgré tout en 2026. En mars, des unités de l’Est et de l’Ouest ont participé à un exercice militaire conjoint à Syrte. Un nouvel exercice commun a été validé en juillet, cette fois dans le sud du pays.
L’Union africaine a salué ces initiatives. Des représentants de l’ONU ont aussi pris part aux discussions. Certains responsables militaires présentent la création d’une armée unifiée comme un objectif stratégique pour l’avenir du pays.

La justice et les droits humains toujours en attente
Ces avancées militaires ne résolvent pas tout. Selon Amnesty International, l’impunité continue de régner en Libye. Les auteurs présumés de violences graves échappent presque toujours à la justice. Beaucoup ont même été intégrés dans des institutions de l’État.
L’ONU constate elle aussi que la situation se détériore sur plusieurs fronts. Les institutions restent fracturées et l’économie s’essouffle. Quinze ans après la révolution, la réconciliation nationale et des élections libres restent hors de portée pour les Libyens.


