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Sénégal : Le gouvernement dément la contamination du riz par des aflatoxines

Une inquiétude s’est répandue ces derniers jours au Sénégal. Plusieurs médias ont relayé des informations sur une possible contamination généralisée du riz par des aflatoxines. Le ministère de l’Industrie et du Commerce a réagi rapidement pour démentir ces affirmations et rassurer la population.

Une étude mal interprétée selon les autorités

Tout part d’un atelier de restitution organisé le 22 juillet 2026 par le Comité national du Codex Alimentarius, avec l’appui financier de la FAO. Cette étude portait sur la présence d’aflatoxines dans le riz consommé à Dakar, Thiès et Kaolack. Selon les résultats présentés, 22,6 % des échantillons analysés dépassaient les normes réglementaires.

Ces chiffres ont rapidement circulé et suscité une vive inquiétude chez les consommateurs. Mais le ministère estime que ces informations ont été mal comprises et exagérées. Dans un communiqué publié le 24 juillet 2026, il explique que l’étude en question était en réalité un plan de surveillance pilote, et non une analyse représentative de tout le pays.

Le ministère précise que seuls 200 échantillons ont été prélevés, uniquement dans trois villes, et principalement chez des restauratrices. Un échantillon aussi limité ne permet donc pas, selon les autorités, de tirer des conclusions valables pour l’ensemble du territoire national.

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Une différence de normes qui change tout

Le gouvernement pointe aussi un autre problème dans la lecture de cette étude. Les résultats auraient été comparés aux normes européennes, fixées à 4 microgrammes par kilogramme. Or, ces normes comptent parmi les plus strictes au monde.

Le Sénégal applique de son côté la norme internationale du Codex Alimentarius. Cette norme autorise jusqu’à 20 microgrammes d’aflatoxines par kilogramme pour le riz décortiqué. En comparant les résultats à la mauvaise référence, l’étude aurait donné une image beaucoup plus alarmante que la réalité.

Le ministère insiste également sur un point précis. Aucun prélèvement de cette étude n’a été effectué dans la vallée du fleuve Sénégal, qui est pourtant la principale zone de production locale de riz. Les informations affirmant que la moitié du riz local serait contaminé sont donc, selon le gouvernement, dénuées de tout fondement scientifique.

Un dispositif de contrôle déjà en place

Pour rassurer davantage la population, les autorités rappellent l’existence d’un système de surveillance permanent. Tout produit alimentaire vendu au Sénégal, qu’il soit importé ou produit localement, doit d’abord passer un contrôle de conformité avant sa mise sur le marché. Des contrôles réguliers sont ensuite menés une fois les produits en circulation.

Crédit photo : Google

Entre janvier et juin 2026, la Direction du Commerce intérieur a ainsi enregistré 2 059 résultats d’analyses sur différents produits alimentaires. Ces analyses ont été réalisées par plusieurs laboratoires de référence, parmi lesquels le LANAC, l’Institut de Technologie Alimentaire, l’Institut Pasteur, l’École Supérieure Polytechnique et le CERES Locustox.

Le ministère affirme que la surveillance du marché a même été renforcée ces derniers temps. Tout produit qui ne respecterait pas les normes de sécurité sanitaire serait immédiatement retiré de la vente, et les responsables sanctionnés selon la réglementation en vigueur.

Un appel au calme lancé aux consommateurs

Face à la polémique, le gouvernement appelle les Sénégalais à ne pas céder à la panique. Les autorités affirment rester pleinement mobilisées sur la question de la sécurité sanitaire des aliments. Elles assurent aussi vouloir continuer à communiquer de façon transparente sur les résultats de leurs contrôles, afin d’éviter que de futures études ne soient à nouveau source de confusion pour la population.

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