Six hommes, dont un général de division retraité, ont été inculpés, mardi 21 avril, par la justice au Nigeria pour une tentative de coup d’État datant de 2025. Ils sont accusés d’avoir conspiré « entre (eux) pour déclarer la guerre à l’État afin d’intimider le président de la République fédérale », selon le parquet, cité dans des documents déposés auprès de la Haute Cour fédérale d’Abuja.
En octobre 2025, l’armée avait annoncé que 16 officiers avaient été arrêtés pour « problèmes d’indiscipline ». À l’époque, le gouvernement a tenté de nier toute tentative de coup d’État. Néanmoins, des sources anonymes internes ont bien confirmé cette réalité.
En janvier, l’armée avait finalement reconnu cette tentative et annoncé qu’elle allait juger plusieurs officiers accusés d’avoir planifié le renversement du président Bola Tinubu.
Cette tentative de coup d’État avait amené le président Tinubu à procéder à un remaniement au sein de l’état-major supérieur de l’armée.
Quant au procès, il survient dans un contexte politique déjà marqué par la montée en puissance de l’échéance électorale de janvier 2027, qui mobilise activement les acteurs politiques. Le chef de l’État, candidat à sa propre succession, devra défendre son bilan après quatre années passées au pouvoir, dans un climat où le pays le plus peuplé d’Afrique est confronté à une détérioration de sa situation sécuritaire.
Le Nigeria a connu plusieurs coups d’État militaires au cours de son histoire et a passé une grande partie du XXe siècle sous un pouvoir militaire après son indépendance du colonisateur britannique.
Il est passé sous un régime civil en 1999 et est depuis lors considéré comme une démocratie, malgré les nombreux maux qui rongent le pays – notamment l’insécurité, la corruption et la pauvreté.
Avec AFP
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