L’Afrique du Sud a officiellement annoncé le retrait de ses soldats engagés au sein de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO). L’information a été rendue publique samedi à travers un communiqué de la présidence sud-africaine, marquant un tournant majeur dans l’engagement militaire de Pretoria en RDC.
Selon les autorités sud-africaines, cette décision s’inscrit dans une volonté de « réaligner » les ressources des Forces de défense nationale sud-africaines afin de répondre à d’autres priorités stratégiques. Pretoria déploie actuellement plus de 700 soldats sur le sol congolais dans le cadre de la mission onusienne, à laquelle le pays participe depuis près de 27 ans.
Le communiqué précise que le retrait ne sera pas immédiat. L’Afrique du Sud entend travailler en étroite collaboration avec les Nations unies afin de définir les délais et les modalités pratiques du désengagement. L’ensemble du processus devrait être achevé avant la fin de l’année 2026.
Présente en République démocratique du Congo depuis 2010, la MONUSCO a pour mandat principal la protection des civils, le soutien aux forces de sécurité congolaises et l’appui à la stabilisation des zones affectées par les conflits armés, notamment dans l’est du pays. Malgré son important dispositif, la mission fait face à de nombreuses critiques, tant de la part de la population congolaise que de certains acteurs politiques, qui dénoncent son inefficacité face à la persistance de l’insécurité.
Le retrait progressif de plusieurs contingents étrangers, dont celui de l’Afrique du Sud, intervient dans un contexte de redéfinition du rôle de la MONUSCO, alors que les autorités congolaises appellent à une plus grande prise en main de la sécurité nationale.
Aida Rachel KOUMONDJI (stagiaire)




