L’Assemblée législative de transition a adopté lundi à l’unanimité le projet de loi portant dissolution des partis et formations politiques.
Cette adoption abroge la loi de 2001 portant charte des partis et formations politiques ainsi que celle de 2009 relative au financement des partis, des campagnes électorales et au statut de l’opposition.
Le ministre de l’Administration territoriale, Émile Zerbo, a expliqué que cette décision s’inscrit dans la volonté des autorités de refonder l’État et de restructurer en profondeur le paysage politique national.
D’après le gouvernement, les dispositifs juridiques en vigueur jusqu’ici ont entraîné une multiplication de partis politiques dépourvus de ligne idéologique affirmée, de base électorale crédible et d’implantation territoriale réelle. Une situation qui, selon l’exécutif, a progressivement nourri la défiance des citoyens à l’égard des institutions politiques.
Le gouvernement estime que l’application de ces lois, depuis l’instauration du multipartisme intégral, a révélé leur inadéquation avec les aspirations du peuple burkinabè et les enjeux sécuritaires actuels. Ces textes ne répondraient plus aux exigences de refondation de l’État et de renforcement de l’unité nationale.
L’abrogation vise à permettre l’élaboration d’un nouveau cadre juridique adapté aux réalités socioculturelles du Burkina Faso.
Notons que le Conseil des ministres avait adopté ce projet le 29 janvier 2026. Cette initiative a été présentée comme nécessaire pour mettre fin aux divisions politiques.
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