En Afrique du Sud, un drame minier a fait au moins quatorze morts et des dizaines de blessés. L’accident s’est produit dans une mine désaffectée près de Rustenburg, une ville située à environ 130 kilomètres au nord-ouest de Johannesburg. La police a confirmé la nouvelle mardi.
Un éboulement dans une ancienne mine de platine
Les faits se sont déroulés lundi soir dans le quartier de Nkaneng, près de Rustenburg. Selon les autorités, un amas de terre et de résidus miniers s’est effondré alors que des mineurs creusaient à la recherche de métaux précieux sur un site appartenant à une entreprise privée.
Rustenburg est l’un des principaux centres d’extraction de platine du pays. La région abrite certaines des plus grandes réserves de platine au monde. C’est justement pour cette raison que de nombreux mineurs clandestins s’y rendent, dans l’espoir de trouver encore des traces de minerai dans les anciens sites laissés à l’abandon par les compagnies minières.
Des opérations de recherche toujours en cours
Le commissaire de police de la province du Nord-Ouest, Arthur Peter Adams, a confirmé que des équipes de secours étaient toujours à l’œuvre pour tenter de retrouver d’éventuels survivants. Un nombre encore incertain de mineurs pourrait se trouver bloqué sous terre.
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Pour l’instant, la police n’a pas donné de détails supplémentaires sur les circonstances exactes du drame. Les autorités locales doivent encore établir les causes précises de l’effondrement et déterminer le nombre total de personnes présentes sur le site au moment de l’accident.
Le phénomène des « zama zamas »
Ce drame remet en lumière un phénomène bien connu en Afrique du Sud, celui des mineurs clandestins que la population locale surnomme les « zama zamas ». Ce terme désigne les personnes qui descendent dans d’anciens puits abandonnés par les compagnies minières, ou qui creusent de nouvelles galeries, dans l’espoir de trouver de l’or ou d’autres métaux précieux.

Des dizaines de milliers de personnes exercent cette activité à travers le pays, souvent sans aucun équipement de sécurité. Beaucoup viennent d’Afrique du Sud, mais aussi d’autres pays de la région. Pour ces travailleurs, l’exploitation clandestine représente bien souvent la seule source de revenus disponible, dans un contexte marqué par la pauvreté et un chômage important.
Ces activités se déroulent presque toujours dans l’illégalité, loin de tout contrôle des autorités. Les galeries abandonnées sont fragiles et mal entretenues, ce qui explique la fréquence des accidents graves. Les mineurs travaillent parfois pendant plusieurs jours sous terre, dans des conditions extrêmement dangereuses.
Un pays marqué par de précédentes tragédies
L’Afrique du Sud a déjà connu des drames similaires par le passé. Fin 2024, l’un des accidents les plus graves liés à l’exploitation minière illégale avait frappé une mine d’or du pays. Plusieurs centaines de mineurs étaient alors restés piégés sous terre pendant de longs mois, dans une zone bouclée par la police. Les autorités avaient par la suite annoncé un bilan de plus de quatre vingts morts.
Ces événements répétés relancent régulièrement le débat sur la gestion des sites miniers abandonnés en Afrique du Sud. De nombreuses voix demandent aux autorités et aux entreprises minières de mieux sécuriser ces anciens puits, afin d’éviter que de nouveaux drames ne se reproduisent.
Pour le moment, l’enquête se poursuit à Rustenburg. Les autorités devraient communiquer un bilan plus précis dans les prochains jours, une fois les opérations de recherche terminées.


