Grace Amegee est une artiste de la chanson togolaise. L’influence de son entourage lui a donné une chance sur deux embrasser une carrière musicale. Née dans une famille où les musiciens sont nombreux, elle a eu le goût très tôt pour les bonnes sonorités.
Entre le Togo et le France, Grace Amegee trace son chemin et écrit son histoire. Entre histoire d’amour, hymne à la vie et petits bonheurs du quotidien, Grâce a su trouver de quoi rendre sa musique mémorable. L’artiste a accepté d’accorder une interview exclusive à votre média Afrikahabari.com.
Comment vous présenteriez-vous au public togolais et international, au-delà de votre nom d’artiste ?
Je suis une artiste d’Afrobeat avec une approche Pop. Auteure compositrice d’origine togolaise, je chante en Français, en Anglais et en Mina.
Quelles sont vos principales influences musicales ?
J’ai vu le jour à Lomé en 1967, dans une famille de mélomanes. Mon grand-père jouait du saxophone, mon oncle Baudouin Amegee, de la guitare dans le groupe Sassamasso. Ma maman choriste de Gospel m’a initié dès le plus jeune âge au chant polyphonique.
On ne s’étonne donc pas d’entendre des chœurs et des cuivres dans mes créations.
J’ai grandi avec le Highlife et la musique togolaise : Bella Bellow, Jimmi Hope, King Mensah, Manu Dibango, les Sassamasso, Nimon Toki lala, Poly Rythmo, Fela Kuti.
Enfant, on écoutait Kaléidoscope sur Radio Lomé ; une émission découverte de la musique classique (Chopin, Bach, Mozart etc…) qui m’a donné l’envie de jouer du piano.
A 16 ans, j’ai quitté le Togo pour des études en France en emportant dans mes bagages, les rythmes africains qui ne m’ont jamais quitté depuis. Je découvrais la musique française de Johnny, Goldman, Brassens et d’autres grands auteurs dont j’appréciais la richesse musicale et la beauté des textes. J’étais en même temps passionnée par la Country de Creedence , de Johnny Cash et autres.
Aujourd’hui, je vibre au son des nouveaux ambassadeurs de la musique togolaise : Toofan, Amen Viana, Almok, Santrinos, Toto Patrick, Laura Prince, Etan Blex, Sassou Koudou et la liste est longue.

En quoi vos racines togolaises nourrissent-elles votre univers artistique ?
Mon héritage rythmique est la sensibilité première sur laquelle j’élabore mes créations. La musicalité de ma langue maternelle véhicule les émotions qui m’inspirent pour chanter le quotidien et la sagesse de mon peuple. Alors, même si on dit que j’ai un petit d’accent d’ailleurs, je suis fière de parler et de chanter en Mina.
À travers vos chansons, quels messages ou émotions souhaitez-vous transmettre à votre public ?
Mes œuvres sont un hymne à la vie, à l’amour et aux petits bonheurs simples. A travers mes textes, je partage la bonne énergie, l’alignement avec soi et avec les autres. J’attire l’attention sur la nécessité de profiter de l’instant présent. Dans la chanson EZA je parle des repas traditionnels que préparait ma grand-mère où dans l’assiette, il y avait plus que de la nourriture, il y avait de l’amour.
Quel regard portez-vous aujourd’hui sur votre parcours artistique ?
Mon œuvre aujourd’hui est l’aboutissement logique de mon parcours sur cette terre. Depuis ma naissance, les étapes et situations que j’ai traversé ont construit couche après couche l’artiste que je suis aujourd’hui : cosmopolite, multi-instrumentiste et multilingue.
Ma musique et mes textes se sont étoffés de plusieurs influences au fil du temps, mais ont toujours été bâtis sur un même socle : le rythme de la terre rouge qui coule dans mes veines.
Mes œuvres sont un hymne à la vie, à l’amour et aux petits bonheurs simples. A travers mes textes, je partage la bonne énergie, l’alignement avec soi et avec les autres. J’attire l’attention sur la nécessité de profiter de l’instant présent. Dans la chanson EZA je parle des repas traditionnels que préparait ma grand-mère où dans l’assiette, il y avait plus que de la nourriture, il y avait de l’amour.

Quel regard portez-vous aujourd’hui sur votre parcours artistique ?
Mon œuvre aujourd’hui est l’aboutissement logique de mon parcours sur cette terre. Depuis ma naissance, les étapes et situations que j’ai traversé ont construit couche après couche l’artiste que je suis aujourd’hui : cosmopolite, multi-instrumentiste et multilingue.
Ma musique et mes textes se sont étoffés de plusieurs influences au fil du temps, mais ont toujours été bâtis sur un même socle : le rythme de la terre rouge qui coule dans mes veines.
Quelles sont les étapes qui ont marqué votre évolution ?
Mon enfance et mes années en chorale ont fixé ma joie de chanter. Les cours de piano m’ont enseigné l’harmonisation. Les cours de guitare ont libéré ma créativité. Et quand j’ai monté mon premier groupe, mes compositions ont plu au public ce qui m’a conforté dans la voie que j’ai choisie.
A partir de 2023, mes voyages au Togo ont été décisifs pour ma carrière. En collaboration avec le producteur AASH ON THE BEAT j’ai enregistré 4 EP de 6 titres et tournés 8 clips, disponibles sur ma chaine Youtube.
Quels sont les principaux défis auxquels une artiste togolaise de la chanson fait face aujourd’hui, Comment les transformez-vous en force ?
Pour une artiste togolaise de la chanson, les défis restent les mêmes que pour d’autres artistes : s’entourer de musiciens, dépenser du temps et de l’énergie à composer, étoffer un réseau de connaissance, chercher des contrats et se faire connaître du public.
Pour toutes ces actions le nerf de la guerre reste le même partout : le financement. Pour une Franco-Togolaise comme moi, ces actions sont multipliées par deux, en plus des coûts de voyage. Tous ces défis m’ont permis d’appréhender les aspects techniques, logistiques et stratégiques du métier. Se démarquer de la concurrence constitue un autre défi qui m’a poussé à perfectionner mon image et ma créativité.

Quels projets préparez-vous actuellement et que peut attendre votre public dans les mois à venir ?
J’ai commencé les répétitions avec une formation très prometteuse de musiciens professionnels en France en vue d’une tournée régionale cet été.
J’élargis mon réseau vers les décideurs et sponsors en vue d’une tournée au Togo en fin d’année avec les musiciens professionnels locaux.
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