Le ministère tchadien du Commerce et de l’Industrie a publié, le 3 février 2026, un communiqué rappelant l’interdiction formelle des boissons alcoolisées frelatées sur l’ensemble du territoire national. Cette sortie officielle ne constitue pas l’adoption d’une nouvelle mesure, mais vise à réaffirmer une décision déjà prise par les autorités en 2022 et toujours en vigueur.
Dans ce communiqué signé par le ministre du Commerce et de l’Industrie, Guibolo Fanga Matthieu, le gouvernement rappelle que l’importation, la fabrication, la détention, la circulation, la vente, l’offre ainsi que la consommation de boissons alcoolisées frelatées sont strictement prohibées au Tchad.
Selon le ministère, ce rappel intervient dans un contexte marqué par une recrudescence inquiétante du trafic et de la consommation de boissons alcoolisées frelatées. Ces produits, souvent fabriqués de manière artisanale ou introduits clandestinement sur le marché, présentent de graves risques sanitaires en raison de leur composition non contrôlée. Les autorités alertent sur les conséquences potentiellement mortelles liées à leur consommation.
Face à cette situation, le gouvernement entend renforcer la vigilance et rappeler aux opérateurs économiques comme aux consommateurs leurs responsabilités. Le communiqué insiste sur le fait que toute violation de l’interdiction expose les contrevenants à des sanctions pénales prévues par les textes en vigueur.
Le ministre du Commerce et de l’Industrie a par ailleurs instruit les services chargés de l’application du décret à redoubler d’efforts afin d’en assurer le respect effectif sur toute l’étendue du territoire national. Cette mobilisation concerne notamment les services de contrôle, de répression des fraudes ainsi que les forces de sécurité, appelés à intensifier les opérations de surveillance et de lutte contre les circuits illégaux.
À travers cette mise en garde, les autorités tchadiennes réaffirment leur détermination à lutter contre le commerce de produits illicites et à protéger la population contre les dangers liés à la consommation de substances nocives. Le gouvernement appelle enfin l’ensemble des acteurs économiques et les citoyens à se conformer strictement à la réglementation en vigueur, dans l’intérêt de la santé publique et du respect de la loi.
Aida Rachel KOUMONDJI (stagiaire)




