Les États-Unis poursuivent leur coopération sécuritaire avec les gouvernements du Niger, du Burkina Faso et du Mali, malgré le gel partiel des relations militaires consécutif aux coups d’État survenus entre 2020 et 2023 dans ces pays, a indiqué un haut responsable du commandement américain pour l’Afrique (Africom).
Selon le général John Brennan, cette collaboration s’inscrit dans la stratégie américaine de lutte contre les groupes jihadistes affiliés à l’État islamique (EI), dont l’influence s’étend du Sahel à l’Afrique de l’Ouest. Washington continue ainsi de partager des renseignements et de soutenir certaines opérations antiterroristes menées par les forces armées locales.
« Les foyers d’instabilité en Afrique sont interconnectés, de la Somalie au Nigeria », a expliqué le général Brennan, soulignant que l’objectif des États-Unis est d’affaiblir les réseaux jihadistes tout en renforçant les capacités opérationnelles des armées africaines.
Cette coopération intervient dans un contexte régional marqué par une recrudescence des violences armées et par la reconfiguration des partenariats sécuritaires au Sahel, où les militaires au pouvoir ont pris leurs distances avec plusieurs alliés occidentaux.
Parallèlement, Washington a intensifié son soutien militaire au Nigeria, notamment par des livraisons d’équipements et un appui accru en matière de renseignement, afin de faire face aux menaces de Boko Haram et de l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP).
Les autorités américaines assurent toutefois que leur engagement sécuritaire sur le continent ne se limite pas à un seul pays, mais vise une approche régionale coordonnée pour contenir l’expansion des groupes jihadistes et stabiliser durablement les zones touchées par l’insécurité.
Aida Rachel KOUMONDJI (stagiaire)




